Culture

Yahya Zitan dans la tradition des rockers «made in Maroc»

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5106 Le 14/09/2017 | Partager
Un concert très attendu à la 17e édition de L’Boulevard
Un prochain EP prévu d’ici la fin de l’année
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Yahya Zitan dont le concert est programmé lors du festival L’Boulevard, le dimanche 24 septembre, propose un avant-goût de son opus, fruit d’une résidence à l’Uzine en mai dernier (Ph. HO)

Il y a assurément un air de Californie dans l’EP (mini album) que Yahya Zitan s’apprête à sortir. Un goût de sable chaud,  un son de guitare aiguisée, une atmosphère de rock vintage, de Flower power et de Beat generation réunis, qu’un public restreint a pu découvrir en avant-première lors de la soirée d’annonce de L’Boulevard 2017 à Casablanca.

Le jeune musicien, multi-instrumentiste, chanteur, auteur et compositeur, dont le concert est programmé dans le festival des musiques alternatives le dimanche 24 septembre, propose un avant-goût de son opus, fruit d’une résidence à l’Uzine en mai dernier, sous la direction artistique de Mehdi El Kindi. En décembre 2014, Yahya Zitan avait sorti son premier album «Awful Choices Beautiful Mistakes».

Des chansons contestataires, dans la tradition du rock engagé, comme «Madayem La Ana La Nta» (Ni toi ni moi ne sommes éternels), qui traite le sujet du radicalisme, «The curious case of a kiss» (L'étrange affaire d'un baiser en référence à la polémique du baiser de Nador) ou «Forget to forgive» qui traitent de thèmes sociaux sans oublier «Children of lost revolutions» qui fait référence au Printemps arabe.

Un album autoproduit, dont la rigueur musicale avait séduit les puristes, mais qui avait confiné l’artiste auprès d’une audience, somme toute assez confidentielle. Si Yahya Zitan se réclame toujours d’un  héritage fortement influencé par la musique folk américaine, l’indie rock et l’alternative rock, il ne fait pas pour autant dans le «revivalisme psychédélique» à la mode. «Nous avons tenu à apporter une plus grande ouverture, à l'univers purement rock du premier album, en intégrant plus de sonorités ethniques et des pointes d’électro» précise Mehdi El Kindi. Côté marocain, Zitan avoue volontiers des influences directement inspirées de la musique Gnaoua et Nass el Ghiwane». Résultat: Le côté «torturé», expérimental a fait place à une musique, d’une grande modernité, d’une esthétique pure, et d’un jeu plus spontané comme en témoigne son titre Love Letter, ballade acoustique sortie récemment sur Internet et qui annonce son prochain opus.

L’artiste qui a vécu au Canada et qui y a décroché un diplôme d’ingénieur du son, a plusieurs projets à son actif et de multiples collaborations. Yahya revient au Maroc et tente d’explorer les multiples facettes de son identité musicale. Il commence par monter son propre groupe, puis collabore avec Sam Shalabi et son orchestre Land of Kush. Il a ensuite rejoint le groupe Peppermint Candy puis s’est lancé en solo avant de faire un duo avec Khansa Batma. Yahya Zitan Electric Zawia, Yahya Zitan Band… le nombre de projets n’a d'égal que les idées foisonnantes qui se bousculent dans la tête de l’artiste.

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