Entreprises

Côte d’Ivoire: Anas Sefrioui investit dans la riziculture

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5106 Le 14/09/2017 | Partager
Afri Partners table sur une production de 120.000 tonnes de riz/an
C’est le second projet rizicole après celui du Sénégal
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Anas Sefrioui multiplie les investissements en Côte d’Ivoire et dans toute la sous-région ouest-africaine, au travers du groupe Addoha-Cimaf et Afri Partners

Afri Partners investit dans la filière rizicole en Côte d’Ivoire. L’annonce a été faite le mardi dernier par son PDG à Abidjan, à l’issue d’une audience avec le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly. «Le projet va générer plus de 2.500 emplois. Notre objectif est de nous lancer sur une production d’à peu près 100.000 à 120.000 tonnes de riz par an», explique Anas Sefrioui, patron d’Afri Partners. Cependant, l’homme d’affaires n’a pas précisé et le montant de l’investissement et le lieu et encore moins la date de démarrage du projet.

L’annonce a été bien accueillie par les autorités ivoiriennes, dans la mesure où la réalisation d’un tel projet permettra à la Côte d’Ivoire de renforcer sa production locale de riz, une denrée très consommée dans le pays. Le gouvernement ivoirien s’est fixé pour objectif d’atteindre l’autosuffisance en riz à l’horizon 2020 conformément à sa Stratégie nationale révisée de développement de la filière riz (SNDR) portant sur la période 2012-2020. En 2016, la Côte d’Ivoire en a produit 1,3 million de tonnes et importé 1,4 million. Anas Sefrioui n’est pas à son premier investissement dans la filière rizicole en Afrique de l’Ouest.

Déjà en avril dernier, sa firme Afri Partners avait annoncé son intention d’injecter, via sa filiale au Sénégal, plus de 1,2 milliard de DH dans la mise en œuvre d’un projet de production de 115.000 tonnes de riz paddy sur 10.000 hectares entre la commune de Dodel et de Démette (nord du Sénégal). Au mois d’août dernier, le projet a été dénoncé par un collectif de villageois qui se dit «spolié de ses terres». Cependant, cette exploitation a été approuvée par les communes et validée par le gouvernement.

Le projet sera opérationnel dans les 40 prochaines années. Après avoir manifesté début juillet, les villageois sénégalais qui vivent de la culture du riz, se sont dits impactés par le projet et décidé de se tourner vers la justice avec le dépôt d’un recours en annulation devant la Cour suprême du Sénégal. Sur un tout autre registre, le groupe Addoha-Cimaf, que préside Anas Sefrioui, renforce sa présence en Côte d’Ivoire via la construction de plusieurs usines, notamment de deux cimenteries et une sacherie.

«Il y a environ 1 an et demi, nous avons posé la première pierre d’une cimenterie à San Pedro (sud-ouest du pays), qui a une capacité de production de 1 million de tonnes/an. L’usine est opérationnelle. Pareil pour une sacherie à Abidjan, qui dispose d’une capacité de 160 millions de sacs/an. Nous avons aussi dans le programme le lancement de la cimenterie de Bouaké (centre du pays)», a déclaré Anas Sefrioui, président de Addoha-Cimaf. Pour ce qui est des projets immobiliers, Anas Sefrioui a annoncé la livraison des premiers logements d’Addoha à partir du premier trimestre 2018.

 

 

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