Régions

Berkane aussi traque ses ferrachas

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5105 Le 13/09/2017 | Partager
Même s’ils bénéficient de points de vente de l’INDH, ils continuent de sévir
Interpellation des spéculateurs et propriétaires des boutiques fermées
Les complexes commerciaux commencent à rouvrir
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5 complexes commerciaux, dont la construction a nécessité plus de 72 millions de DH, sont toujours fermés. A l’instar du Souk Mabrouk sur la photo, entièrement vide. Les spéculateurs ferment leurs boutiques en attendant de trouver des acheteurs (Ph. A.K.)

Berkane continue de mener sa lutte contre la prolifération des «ferrachas» qui élisent domicile dans les espaces publics. La ville dispose de plus de 2.100 boutiques non exploitées (958 réalisées par l’INDH et le Conseil municipal, 1.082 construites par un groupement privé et 70 par Al Omrane). Mais les marchands ambulants n’en veulent pas.

Ils en bénéficient moyennant des loyers dérisoires, pourtant, ils continuent d’occuper les espaces publics. Ceux ayant hérité des plus mauvais emplacements ferment leurs boutiques et partent étaler leurs marchandises devant d’autres commerces. En gros, c’est l’anarchie. 

Une série de rencontres, pilotées par les autorités locales, se tient depuis lundi pour convaincre les bénéficiaires des boutiques de les rouvrir. Autrement, elles brandissent la menace d’une redistribution avec de nouveaux critères de location. L’initiative a donné ses fruits, puisque tous les complexes commerciaux de la ville commencent à s’activer. «Certes, des récalcitrants continuent à squatter certains trottoirs et coins de rues, mais ils sont vite délogés par nos brigades de lutte contre l’occupation illégale des espaces publics», précise une source provinciale.

Sur les 288 boutiques du souk Sidi Ahmed Aberkane, complètement déserté il y a un mois, plus de 50% ont ré-ouvert. C’est le cas, également, pour les souks Merzouq I (161 boutiques), Merzouq II (104 boutiques) et souk Fariat (409 boutiques), qui commencent à commercialiser leurs marchandises. D’ailleurs, les exploitants des points de vente démolis y ont trouvé refuge, et sont en phase de légalisation des contrats d’exploitation.

Les propriétaires du nouveau marché Mabrouk ont aussi été interpellés pour ouvrir leurs boutiques. Un marché qui a nécessité 51,4 millions de DH pour accueillir les marchands du souk anarchique «Bayo», mais qui a dévié de son objectif, à cause des spéculateurs.

En parallèle plusieurs souks hebdomadaires (6 jours sur 7) ont été créés dans différents quartiers périphériques pour éviter l’encombrement du centre ville. Pour la valorisation de ces souks, l’on procède essentiellement  à l’ouverture de nouveaux axes routiers, et à l’embellissement des artères avoisinantes.

La situation commence à s’améliorer. Cette approche misant sur la concertation avec l’ensemble des partenaires est en train de se généraliser aux autres centres urbains de la province. À Sidi Slimane Cheraâ, Tafoughalt, Ahfir et Saidia, les marchands se sont organisés tout seuls.
De notre correspondant,
Ali KHARROUBI

 

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