International

Armes chimiques en Syrie: Le régime pointé du doigt par l’ONU

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5101 Le 07/09/2017 | Partager
Il est responsable de l'attaque meurtrière au gaz sarin
Une enquête sur les crimes commis dans ce pays
Nouveaux pourparlers de paix à Astana
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Caractéristiques et effets du gaz sarin alors que l'ONU vient d’indiquer que le gouvernement syrien était responsable de l'attaque qui a fait 87 morts à Khan Cheikhoun le 4 avril 2017

De nouveaux pourparlers de paix entre le régime de Damas et les rebelles syriens se tiendront les 14 et 15 septembre à Astana, avec au programme le renforcement des zones de désescalade. Le processus de paix d'Astana est parrainé par la Russie et l'Iran (alliés de Damas) et la Turquie (soutien des rebelles).

Il se concentre sur les questions militaires et techniques et se déroule en parallèle de celui, politique, de Genève. L'envoyé de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a indiqué qu'il espérait lancer en octobre d’autres pourparlers de paix entre le régime et l'opposition à Genève.

Les rencontres se suivent en attendant que se tiennent les procès des criminels de guerre en Syrie. «Un pas de plus a été franchi vers la tenue de procès pour les crimes commis dans ce pays», a estimé la juge française Catherine Marchi-Uhel. Elle vient d'être chargée d'une enquête internationale de l'ONU sur ces actes. Il s'agit d'effectuer tout le travail préparatoire en amont d'un procès, dont celui de la collecte des preuves.

Publié hier mercredi, le nouveau rapport de la Commission d'enquête de l'ONU sur la situation des droits de l'homme en Syrie, atteste que le «gouvernement syrien était responsable de l'attaque meurtrière au gaz sarin sur la localité de Khan Cheikhoun le 4 avril en Syrie, accusant Damas de crime de guerre». La Commission rejette l'idée que les attaques aériennes aient frappé un dépôt produisant des munitions chimiques.

A noter que l'utilisation d'armes chimiques est interdite par le droit international humanitaire. Fin juin, l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a confirmé aussi que du gaz sarin avait été utilisé lors de l'attaque de Khan Cheikhoun, sans toutefois pointer des responsables. Par ailleurs, la Commission d'enquête estime que les Etats-Unis n'ont eux pas pris «toutes les précautions possibles pour protéger les civils, en bombardant une mosquée près d'Alep en mars».

Sur le terrain, l'armée syrienne vient de remporter une victoire en brisant un siège de plus de deux ans imposé par les terroristes du groupe Etat islamique (EI) à la zone gouvernementale de Deir Ezzor, dans l'est du pays. La perte de Deir Ezzor et de sa province riche en pétrole devrait sonner le glas de la présence de l'organisation dans le pays.

 

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