International

La BCE se concerte sur un probable changement d’orientation

Par Amine SAHRANE | Edition N°:5101 Le 07/09/2017 | Partager
La Banque centrale européenne va dévoiler ses perspectives pour la zone euro
Possible réduction du programme «d’assouplis-sement quantitatif»
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La réunion de la Banque centrale européenne attendue jeudi 7 septembre pourrait faire émerger les prémices de la réduction du programme d’assouplissement quantitatif. Rien n’est cependant certain. Quelques observateurs anticipent que la BCE puisse essayer d’agir sur l’euro, continuant sur sa montée depuis quelques temps. En revanche, rien n’est attendu du côté des taux directeurs, maintenus à leurs planchers historiques depuis plus d’un an.

■ Le programme «d’assouplissement quantitatif» ou «QE»
Dès 2012, le président de la BCE, Mario Draghi, avait promis de tout faire pour endiguer la crise. Les premières mesures adoptées par l’institution, dont la baisse prononcée des taux d’intérêts, n’ont cependant pas suffi à ramener l’inflation vers l’objectif fixé par l’institution (un peu moins de 2%). En 2015, la Banque centrale européenne avait commencé à acheter des actifs auprès des banques commerciales. L’objectif était de stimuler l’économie et d’augmenter le taux d’inflation à un niveau proche de 2%. L’assouplissement quantitatif (Quantitative Easing, ou encore QE) désigne un type de politique monétaire dit «non conventionnel» qui consiste en le rachat massif par la banque centrale de titres de dettes aux acteurs financiers. Ces titres peuvent prendre la forme d’obligations d’entreprise ou de bons du trésor. En procédant à ces rachats massifs la BCE injecte de la monnaie dans le circuit bancaire, ce qui a pour effet de réduire un large éventail de taux d’intérêts. En conséquence, les entreprises et les particuliers peuvent emprunter plus facilement, ce qui a pour effet de relancer la consommation et les investissements.  Plus d’emplois sont ainsi créés et la croissance est stimulée. Le programme a permis à la BCE de relancer la croissance et de faire repartir l’inflation à un niveau proche de 2%. En voyant que l’économie se portait mieux, la BCE avait décidé fin 2016 de ramener les achats d’obligations de 80 à 60 milliards d’euros par mois.

■ Des marchés financiers en suspens
A la mi journée du mercredi, la bourse de Paris restait prudente (-0,20%). Les investisseurs étant toujours préoccupés par les tensions géopolitiques avec la Corée du Nord et se préparant à la réunion de la BCE. Le CAC 40 avait clôturé en repli également lors de la séance du mardi 5 septembre. À Tokyo, l’indice Nikkei a cédé 0,14% à 19.357,97 points au mercredi 6 septembre, enregistrant sa 3e baisse d’affilée. Même tendance pour la bourse de Londres qui perdait 0,43% au matin du mercredi. Du côté allemand, la bourse de Francfort a ouvert la séance d’hier également avec une baisse de 0,25% à 12.092,81 points.
Au marché de changes, l’euro continue de gagner du terrain face au dollar. La monnaie unique européenne valait 1,1940 dollar vers 9h GMT de la journée du mercredi, contre 1,1912 dollar mardi vers 21h GMT. L’euro montait également face à la monnaie nipponne à 129,81 yens contre 129,64 yens mardi. Le dollar reste affaibli après les nouvelles statistiques décevantes pour les Etats-Unis publiées mardi. Il subit également l’absence de progrès perceptible au Congrès dans les négociations pour relever le plafond de la dette, ce qui fait supporter au pays le risque d’être en situation de défaut de paiement.

 

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