Culture

Des photographes subliment la région d’Azemmour

Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:5098 Le 04/09/2017 | Partager
L’exposition «Entre deux rives» se poursuit jusqu’au 27 septembre
Encore quelques œuvres à acquérir pour une cause caritative
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Photographie réalisée par Imane Djamil dans la région d’Azemmour dans le cadre de l’exposition caritative «Entre deux rives» (Source: Imane Djamil)

C’est une belle initiative qui a rassemblé 4 photographes le temps d’une exposition collective qui se tient depuis le 27 août à Azembay, première résidence bioclimatique en front de mer située dans la région de l’Ouelja, à 45 mn de Casablanca. En résidence pendant 3 jours dans la région d’Azemmour, Laila Hida, Mhammed Kilito, Imane Djamil et Aurèle Andrews Benmejdoub ont sillonné la région afin d’y capturer des portraits, des paysages et des instants sur le vif.

Ainsi, ces artistes qui ont exposé au Maroc, mais aussi à l’international, font part au public du quotidien des habitants de part et d’autre du fleuve d’Oum Errabia, en s’arrêtant à El Jadida et Azemmour mais aussi à Azembay. Au total les artistes ont réalisé 23 photographies sublimant la région.

Organisé par Earth dans le cadre de son projet immobilier balnéaire «Azembay» en partenariat avec Kawn Culture, nouveau site web dédié à la vie culturelle au Maroc, cet évènement est aussi caritatif. Il s’inscrit dans le cadre d’une action humanitaire au profit des familles nécessiteuses du Douar de Sidi Bounaim dans la région d’Azemmour, afin de les aider à faire face aux dépenses liées à la rentrée scolaire. Une cérémonie de remise des fournitures aux familles est en cours de préparation.

Parallèlement au vernissage de l’exposition du 26 août dernier, il s’est tenu une vente aux enchères dont le commissaire priseur était Nacer Ibn Abdeljalil, ainsi qu’une autre vente sous plis fermés. Une dizaine d’œuvres sont encore disponible à la vente, l’exposition étant ouverte au public jusqu’au 27 septembre.

Photographe mais aussi poétesse, Imane Djamil vit entre Casablanca et Paris. A seulement 18 ans, elle était la plus jeune participante à l’exposition «Le Maroc contemporain» à l’Institut du monde arabe (IMA). De son côté, Mhammed Kilito utilise la photographie comme moyen de confronter les idées et d’engager des réflexions sur les questions d’ordre sociopolitique. Sa photographie s’inscrit dans la tradition de la sociologie visuelle, où il utilise l’image comme outil de recherche.

Aurèle Andrews Benmejdoub vit et travaille également entre Paris et Casablanca. Il développe depuis quelques années une pratique artistique évoluant harmonieusement entre photographie, vidéo et poésie. L’artiste mène une réflexion autour des notions de migration, d’identité et de mémoire. Quant à Laila Hida, fondatrice de «Le 18», une plateforme créative indépendante et lieu de résidence à Marrakech, celle-ci explore la photographie comme instrument capable de figer la tension entre le pouvoir narratif de la caméra et la nature sélective de la mémoire.

Cette exposition a ouvert le bal d’une série d’activités culturelles prévues à Azembay au cours de l’année.

 

 

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