Culture

Biennale des photographes du monde arabe: Benohoud, Azeroual et Hida exposent à Paris

Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:5088 Le 17/08/2017 | Partager
Les travaux de 50 artistes sont à découvrir sur 8 lieux
La 2e édition de l’évènement aura lieu du 13 septembre au 12 novembre
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Le travail de Laila Hida est à découvrir parmi les créations de 20 photographes à l’Institut du Monde arabe  (Ph. Laila Hida)

Ils sont 50 photographes vivant dans le monde arabe ou portant un regard sur celui-ci ou européens. Leur point commun, décrire la réalité de ces pays à travers leurs objectifs afin de faire dialoguer les cultures, les influences et les sensibilités. L’évènement initié par l’Institut du Monde arabe (IMA) et la Maison Européenne de la Photographie (MEP) investit à l’instar de sa première édition 8 espaces notamment la Cité internationale des Arts, la Mairie du 4e arrondissement de Paris, la Galerie Binome, la Galerie Clémentine de la Ferronière, la Galerie Photo 12 et la Galerie Thierry Marlat.

La Biennale des photographes du monde arabe contemporain qui sera dévoilée le 13 septembre prochain sera à découvrir jusqu’au 12 novembre au sein de la ville lumière. Ces expositions dessineront ainsi un parcours pluriel à travers les différents regards des photographes contemporains sur le monde arabe.

«Le projet de cette deuxième édition est d’approfondir l’exploration de certains territoires du monde arabe et de la création photographique qui s’y développe; alors qu’en 2015, les créateurs de la manifestation étaient davantage motivés par une approche généraliste, avec le souci de ne négliger aucune des grandes régions de ce monde», souligne Gabriel Bauret, commissaire général de biennale. En effet, cette année, la Biennale des photographes du monde arabe contemporain met à l’honneur les artistes Tunisiens et Algériens, qui selon l’organisation «ne bénéficient pas toujours dans le domaine de l’art de la même attention que les autres».

Pour effectuer ce «zoom», la biennale propose notamment à l’IMA une exposition collective orchestrée par la jeune commissaire Tunisienne Olfa Feki qui permettra d’apporter et d’approfondir ce regard de l’intérieur grâce à son expertise. Les créations de 20 artistes seront exposées à l’IMA dont une majorité de Tunisiens mais aussi des artistes de Syrie, d’Egypte et du Liban sans oublier le Maroc. Laila Hida qui travaille à Marrakech présente son travail oscillant entre les natures mortes et les portraits de mode.

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Le photographe Hicham Benohoud présente sa série «The Hole» et «Acrobatics» à la Maison Européenne de la Photographie aux côtés de Xenia Nikolskaya, Russo-Suédoise basée au Caire, et Farida Hamak, Algérienne habitant à Lyon (Ph. Hicham Benohoud)

La photographe indépendante est également fondatrice du 18 Derb el Ferrane, un riad culturel situé dans la médina de la ville ocre. Les projecteurs seront également braqués sur la création artistique des jeunes Algériens entre 20 et 30 ans.  A travers «Ikbal/Arrivées, pour une nouvelle photographie Algérienne», ont été exposées à la Cité Internationale des Arts pas moins de 400 photographies qui témoignent de  cette nouvelle génération d’hommes et de femmes racontant l’Algérie d’aujourd’hui.

Du côté de la MEP, la programmation propose de plonger dans les univers de Xenia Nikolskaya, Farida Hamak et Hicham Benohoud, 3 photographes à la démarche singulière présentant un chez-soi. Benohoud y présente les séries atypiques et décalées «The Hole» et «Acrobatics».

Le travail exceptionnel sur la lumière de Mustapha Azeroual qui faisait déjà partie des participants lors de la première édition de la Biennale sera dévoilé en plein quartier du marais à la Galerie Binome. Ce dernier présentera ses travaux lors d’un duo show intitulé «The Third image» avec l’artiste Sara Naim.

D’autres photographes posent également leur regard sur le Maroc à l’instar de Daniel Aron qui immortalise des intérieurs à Tanger à la Galerie Photo 12 ou encore Marco Barbon qui expose «The Internzone» série réalisée à Tanger aussi à découvrir à la Galerie Clémentine de La Ferronnière.  Cette édition est également dédiée à Leïla Alaoui tragiquement disparue lors des attentats de janvier 2015 à Ouagadougou au moment même où sa série de portraits «Les Marocains» était accrochée à la MEP.

 

 

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