International

Le terrorisme récidive au Burkina Faso

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5086 Le 15/08/2017 | Partager
20 morts et plusieurs blessés, le bilan provisoire
Un mode opératoire similaire à celui de l'attentat du 15 janvier 2016
terrorisme-burkina-faso-086.jpg

Le restaurant Istanbul, fréquenté par des familles et des expatriés, est situé à environ 200 mètres du café Cappuccino, cible d'une attaque djihadiste sanglante en 2016 (Ph. AFP)

Nouvelle attaque meurtrière dans la nuit du dimanche à lundi  au Burkina Faso. Qualifiée de terroriste par le gouvernement burknabé, l'attaque a fait vingt morts et une dizaine de blessés, selon le bilan provisoire. La nationalité de toutes les victimes n'est pas encore connue. La Turquie a fait savoir qu'un de ses ressortissants avait péri lors de l'attaque et au moins un Français a été tué, selon le parquet de Paris qui a ouvert une enquête antiterroriste.

L'attaque, qui n'est toujours pas revendiquée, a eu lieu dans un café restaurant de Ouagadougou. Les autorités croient à une offensive djihadiste. Dans un message sur Twitter, le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a condamné lundi «l'attentat ignoble» et affirmé que son pays résistera au «terrorisme».

En France, le président Emmanuel Macron a condamné l'attaque terroriste et a affirmé que «la France restait engagée aux côtés des pays de la région pour poursuivre la lutte contre les groupes terroristes et accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel».

Le restaurant Istanbul, fréquenté par des familles et des expatriés, est situé à environ 200 mètres du café Cappuccino et d'autres établissements, qui avaient été en janvier 2016 la cible d'une attaque djihadiste sanglante, revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). La photographe marocaine Leila Alaoui avait été tuée lors de cette attaque qui avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers.

L'attaque a débuté dimanche vers 21h30. Des hommes ont ouvert le feu sur les clients assis sur la terrasse. Un mode opératoire similaire à celui du 15 janvier 2016. La police a évacué rapidement les civils avant l'arrivée de l'armée et de la gendarmerie qui ont tout de suite lancé l'assaut contre les assaillants. Deux d'entre eux ont été tués, a déclaré Remi Dandjinou, le ministre de la Communication, à la télévision.

Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d'attaques djihadistes régulières depuis 2015. En décembre 2016, une douzaine de soldats burkinabè avaient été tués dans une attaque contre un détachement de l'armée basé dans le nord du pays. En octobre 2016, une précédente attaque avait fait six morts, quatre militaires et deux civils. Des enlèvements ont été également perpétrés. Enlevés en 2015, un Australien et un Roumain sont toujours retenus captifs des groupes islamistes liés à Al-Qaïda.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc