Régions

Sefrou, au-delà du festival des cerises...

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5086 Le 15/08/2017 | Partager
Pas de parking, ni toilettes, ni route convenable pour le parc Ain Soltane d’Immouzer
L’état des sites naturels dégradés
Plus de 300 millions de DH nécessaires à la mise à niveau
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Le parc d’Ain Soltane, l’une des destinations prisées par les visiteurs d’Imouzzer, est dans un état plus que déplorable. On remarque les eaux saumâtres et stagnantes qui émanent de la source éponyme. En principe, elles devraient être  limpides et propres et non couvertes de toutes sortes de déchets et détritus, mais faute d’entretien... (Ph. NEA)

Le tourisme montagneux est très peu valorisé au Maroc, ce qui constitue un manque à gagner au profit des habitants des localités concernées et le développement de leur région. C’est le cas notamment des communes de la province de Sefrou à commencer par celle d’Immouzer Kandar, une localité située à plus de 1.000 mètres d’altitude dans le moyen Atlas.

Une simple visite à cette commune permet de constater le manque d’actions pour la sauvegarde et la promotion de ses beaux sites naturels qui ne cessent de drainer des visiteurs des différentes destinations du Maroc et de l’étranger. Le cas du parc d’Aïn Soltane constitue un exemple éloquent de cette dégradation. Ce site prisé notamment par les habitants des villes de la région: Fès, Meknès, Sefrou…est dépourvu des infrastructures et équipements élémentaires.

Premièrement, la voirie de la chaussée longeant le parc et desservant également l’usine se trouve dans un état très dégradé, ce qui rend l’accès au site plus difficile pour les automobilistes. Ce dernier est dépourvu aussi de parkings et de toilettes convenables. La remise en état de la route ne relève pas de notre ressort, indique une source de l’usine Ain Soltane. Mais une taxe de 0,10 DH par litre embouteillé est versée à la commune, selon la direction de l’usine.

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En dépit de plusieurs tentatives, L’Economiste n’a pas réussi à joindre le président du conseil communal pour avoir son point de vue sur cette dégradation du parc et son environnement. La ville de Sefrou devrait s’occuper des espaces naturels notamment ses cascades et du Jardin des Kanater. Une opération de lifting de ces sites est prévue dans le cadre d’un programme de mise à niveau de notre ville (2016-2019) d’un montant de 324 millions de DH, indique un élu de Sefrou.

Ce programme est le fruit d’un partenariat entre la commune et d’autres départements ministériels. Plus de 60 millions de DH seront consacrés à la réhabilitation du Oued Agay et ses abords, un fleuve arrivant des cascades de Sefrou et traversant la ville en passant par les Jardins des Kanater Khayria. La rénovation de ce jardin est aussi programmée pour un budget de 7,5 millions de DH.

«Nous avons des promesses du ministère de l’Intérieur pour activer la validation de ce programme pour entamer les travaux», indique notre élu. «Mais notre région n’est pas dotée d’une vision pour le développement du tourisme montagneux et rural», ajoute pour sa part un professionnel du secteur.

En plus de l’absence de routes d’accès aux établissements touristiques, leurs propriétaires affrontent aujourd’hui le problème du manque d’eau, et ce dans l’indifférence des autorités et des élus. «Pour faire marcher mon établissement, je dois m’approvisionner en eau avec une citerne pour 600 DH par jour», se plaint un gérant d’un établissement situé dans les environs de la ville.

 

 

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