Brèves internationales

Brèves Internationales

Par L'Economiste | Edition N°:5086 Le 15/08/2017 | Partager

■ La Commonwealth Bank en plein scandale de blanchiment
La  plus importante banque d’Australie est poursuivie pour blanchiment. Le régulateur des entreprises australien a annoncé, vendredi dernier, l’ouverture d’une enquête contre la banque qui est accusée de violations des lois (blanchiment d’argent et financement du terrorisme). Le service du renseignement financier, Austrac, a assigné La Commonwealth il y a quelques jours devant la Cour fédérale. Il l’accuse d’avoir omis de fournir 53.506 rapports sur des transactions en liquide, portant sur plus de 10.000 dollars australiens dans les automates entre novembre 2012 et septembre 2015, pour une valeur totale de 624,7 millions de dollars australiens. «Si les sociétés ne se comportent pas bien, le public leur fera savoir, sans parler des gros titres des journaux, souvent avec des effets dommageables pour leur marque et leur réputation», a déclaré Greg Medcraft, président de la Commission des valeurs et investissements (Asic).  

■ L’héritier du groupe Samsung menacé d’une peine de prison
Lee Jae-Yong vient d’être accusé par les procureurs sud-coréens d’avoir soudoyé la confidente de l’ex-présidente, Park Geun-Hye. Il pourrait écoper pour cela d’une peine de près de 12 ans de prison. Le fils du président, Lee Kun-Hee, est plus exactement soupçonné d’avoir promis 43 milliards de wons (soit 35 millions d’euros) à une entreprise fondée par une amie de l’ex-présidente en échange de l’appui de la caisse publique des retraites à un projet de fusion de deux filiales de Samsung en 2015. Cette dernière est elle aussi en procès. Pour sa défense, l’héritier, à la tête du conglomérat depuis 2014, a affirmé qu’il ne jouait «aucun rôle dans les prises de décision du groupe» et qu’il «écoutait la plupart du temps les autres cadres». Ses avocats affirment que l’accusation ne tient pas la route et que les prévenus n’ont jamais rien cherché à obtenir en retour des sommes versées.

■ Scandale du Friponil: Arrestation de deux dirigeants

Deux dirigeants au cœur du scandale sanitaire de l’insecticide Friponil qui a contaminé les œufs européens ont été arrêtés jeudi dernier en Belgique et aux Pays-Bas. Il s’agit des chefs de l’entreprise qui a «probablement appliqué le produit dans les élevages avicoles», selon le parquet, qui n’a pas révélé de nom à l’AFP. ChickFriend serait probablement l’entreprise en question.  En Belgique, 11 perquisitions ont été menées «dans tout le pays» dans le cadre de l'enquête qui cible désormais 26 personnes et entreprises suspectes, selon le parquet d'Anvers (nord). Il précise que «près de 6.000 litres de produits interdits» -du Fipronil selon les médias- ont été saisis en juillet dans une société belge. Là encore, la justice n'a pas désigné nommément l'entreprise, mais elle est identifiée comme le distributeur de produits sanitaires pour l'élevage Poultry-Vision, à l'origine du scandale avec ChickFriend, selon les médias.

■ France: Le tourisme en forme
La fréquentation touristique a continué de se redresser en France au printemps et dépasse désormais les niveaux enregistrés en 2015, avant les attentats. Le nombre de nuitées dans les hébergements collectifs touristiques (hôtels, campings, résidences de tourisme, villages de vacances, etc.) a progressé de 10,2% au deuxième trimestre, sur un an, d'après les récents chiffres de l'Insee. Cette amélioration (pour le troisième trimestre consécutif) repose à la fois sur la clientèle française et le retour des étrangers. L'Insee comptabilise 107,1 millions de nuitées au deuxième trimestre. Ce chiffre dépasse de plus de 4% celui du deuxième trimestre 2015. Ces indicateurs confortent les prévisions du ministre du Tourisme, Jean-Yves Le Drian. Il avait affirmé en juillet que «la France pourrait atteindre 88 à 89 millions de touristes étrangers en 2017, soit une hausse de 5 à 6%» par rapport à 2016. Le gouvernement se fixe l'objectif d'accueillir 100 millions de visiteurs étrangers en France en 2020.

■ Le trafic européen des aéroports en nette reprise
Le trafic des aéroports européens a fait un bond de 9% au premier semestre, a annoncé l'organisation ACI Europe (qui représente plus de 500 aéroports de 45 pays européens). Cette bonne croissance s'explique par le rebond de certains des marchés affectés en 2016 par des attaques terroristes (France, Grande-Bretagne, Allemagne, Belgique et Turquie), le retour d'une forte demande en Russie (en moindre mesure en Turquie) outre l'amélioration continue de la situation économique. A cela s’ajoute un prix du pétrole restant inférieur à 55 dollars le baril, selon l'ACI. Les cinq plus grands aéroports européens ont enregistré une hausse du trafic de 4,3% au premier semestre (contre seulement 1,6% en 2016). Amsterdam-Schiphol (+8,7%), Paris-Charles de Gaulle (+5,2) et Francfort (+4,5%) sont en tête. Londres-Heathrow a enregistré 3,9% de croissance en dépit de sa saturation. Istanbul-Atatürk, cible d'un attentat en juin 2016, a perdu du terrain (-1,1%).

■ Zone OCDE: La dynamique de croissance globalement stable
Les indicateurs composites avancés (ICA) de l’OCDE continuent d’indiquer une dynamique de croissance stable pour la zone dans son ensemble. Ces indicateurs sont conçus pour anticiper les points de retournement de l’activité par rapport à sa tendance avec six à neuf mois d’avance. C’est au Japon, au Canada et dans la zone euro que cette tendance a été signalée. Elle est également anticipée aux Etats-Unis et en Italie. Au Royaume-Uni, l’organisation confirme les signes d’un possible infléchissement de la croissance. Les perspectives de redressement sont maintenues pour l’Allemagne et la France, comme pour la Chine et le Brésil. S’agissant des autres grandes économies émergentes, les indicateurs indiquent une dynamique de croissance stable en Inde et montrent des signes d’infléchissement de la croissance en Russie.

■ Belgique: Google sous le coup d'un contrôle fiscal
La filiale belge du géant américain de l'Internet Google fait l'objet d'un contrôle fiscal en Belgique pour 2014 et 2015, révèle-t-elle dans son dernier rapport annuel. Google Belgique négocie avec les autorités fiscales belges afin de conclure un accord. Dans son rapport, Google Belgique déclare 32 millions d'euros de chiffre d'affaires et 1,92 million d'euros de bénéfices pour 2016, sur lesquels il a payé 740.404 euros d'impôts. Suspecté, à l'instar d'autres grands groupes numériques, d'utiliser son activité dématérialisée pour payer peu d'impôts là où la fiscalité est plus lourde, Google s'est déjà retrouvé dans la ligne de mire de plusieurs pays européens.

 

 

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