International

Produits alimentaires: Le cycle haussier persiste

Par Amine SAHRANE | Edition N°:5081 Le 07/08/2017 | Partager
Progression de 2,3% de l’indice FAO
Céréales, sucre, produits laitiers concernés
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L’indice FAO des prix des aliments est établi à partir de la moyenne des indices de prix des produits céréaliers, laitiers, de sucre, de huiles végétales et de viande. Cette moyenne est pondérée en fonction de la part moyenne à l’exportation de chacune des catégories pour      la période 2002-2004. Au total, 73 cotations de produits sont prises en compte par les spécialistes de la FAO comme représentant des cours mondiaux des produits alimentaires indiqués. Chaque sous-indice est une moyenne pondérée des rapports de prix des marchandises incluses dans le groupe (Ph. AFP) 

Les prix des aliments continuent leur ascension. D’après l’indice FAO des produits alimentaires du mois de juillet, publié mercredi par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, une hausse de 2,3% depuis juin, et de 10,2% par rapport à son niveau de l’année dernière,  a été enregistrée.

L’indice FAO permet de suivre l’évolution des prix des cinq principaux groupes d’aliments sur les marchés internationaux. Ce baromètre a affiché 179,1 points en moyenne pour le mois précédent. Cette augmentation intervient pour la troisième période consécutive, principalement en raison de la progression des prix des céréales, du sucre et des produits laitiers.

La FAO a effectué un zoom sur l’évolution de chaque aliment. En commençant par les céréales, l’organisation a constaté une hausse des cours de 5,1% en juillet. La cause de ce mouvement est rapportée à la «cotation solide du riz et du blé». Les climats particulièrement chauds et secs en Amérique du Nord qui ont freiné les récoltes de blé, ainsi que la crispation saisonnière dans le secteur du riz, ont entraîné l’inflation des cours. Les prix du maïs sont toutefois restés à un niveau relativement stable. La tendance haussière dans laquelle s’inscrivent les produits céréaliers n’est pas bénéfique pour l’économie marocaine. Le Royaume reste en effet un importateur de céréales.

Les cours des produits laitiers et ceux du sucre ont également connu une augmentation en juillet. Le lait doit son renchérissement (+3,6% en juillet) à la hausse des prix du beurre, du fromage et du lait entier en poudre. Le sucre, lui, a enregistré sa première hausse mensuelle depuis le début de l’année (+5,2%). La forte valorisation du real brésilien a été le principal facteur qui a conduit au rebondissement de la valeur du sucre. Cette dernière reste toutefois bien au-dessous de son niveau de l’année précédente pour la même période, souligne la FAO.

Du côté des baisses, les huiles végétales ont enregistré un recul de 1,1% depuis juin. Elles atteignent de ce fait leur plus bas niveau depuis août 2016. Cela peut s’expliquer en grande partie par de bonnes perspectives de production pour l’huile de palme dans le sud de l’Asie, ainsi que par la faiblesse de la demande mondiale d’importations. Les prix de la viande sont restés relativement stables, constate l’institution. La hausse des prix mondiaux de la viande bovine ayant été compensée par un fléchissement des prix dans les secteurs de la viande porcine et de la volaille.

 

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