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Transport maritime: Un nouvel entrant dans le Détroit

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5077 Le 01/08/2017 | Partager
La société est pilotée par le groupe Rahmouni/El Ghazoui
Le Rif est son premier navire qu’elle lancera sur la ligne Tanger-Algésiras
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Le Rif, premier bateau de la compagnie DWLM entreprendra en principe ses premières rotations sur le Détroit dès septembre prochain (Ph. DWLM)

Une nouvelle société de transport maritime se prépare pour entrer en jeu au Détroit de Gibraltar. Il s’agit de la Detroit World Logistic Maritime  (DWLM), société créée en mars 2016 et dont le capital est de 20 millions de DH. La société qui se présente comme étant une compagnie à 100% marocaine entamera en principe dès le mois de septembre ses premières rotations maritimes entre les ports de TangerMed et Algésiras à bord du navire le Rif, selon son management.

Construit en 1980, le Rif avait entamé sa carrière dans la compagnie anglaise Sealink avant d’être acheté par IMTC en 2002. Actuellement il est en train de subir les dernières retouches avant d’entrer en service dans les prochaines semaines, selon Hakim Rahmouni, PDG de la société et patron du groupe Rahmouni/El Ghazoui. Ce dernier est un discret homme d’affaires actif dans le domaine de la logistique avec le groupe FLM spécialisé dans le transport pour le BTP. Il est aussi actif dans d’autres domaines comme celui de l’agriculture avec des exploitations d’agrumes dans le Gharb.

Mais pour Rahmouni, l’objectif reste celui de l’Oriental. «Nous comptons également lancer une nouvelle ligne Nador Almeria, dès que nous aurons trouvé un navire convenable», explique Rahmouni. En effet, actuellement, le marché des bateaux n’est pas à l’avantage des acheteurs. L’offre y est très rare et les prix ont connu une nette surenchère, assistés en cela par l’augmentation de la demande et surtout les prix astronomiques des bateaux neufs.

«Pour un bateau neuf, il faut débourser une moyenne entre 70 et 100 millions d’euros, ce qui place ce type d’investissement hors de portée même des grandes structures», explique Mohamed Bilal, directeur de développement commercial de la nouvelle compagnie, en plus des longs délais d’attente. La solution de rechange reste l’affrètement, qu’utilisent plusieurs opérateurs actuellement, «mais elle reste très chère avec une moyenne de 17.000 euros par jour, soit l’équivalent de 180.000 DH, qui part en devises à l’étranger, une aberration», indique Rahmouni.

Pour le Rif, l’opération reste gérable. DWLM a payé 11 millions de DH pour son achat mais a dû débourser près de 70 millions de DH pour sa remise à neuf dans le chantier naval italien de Jobson. Mais les responsables de la société se disent tranquilles quant à la rentabilité de l’opération et pensent commencer à devenir bénéficiaires dès la 4e année, le secret étant la forte proportion d’autofinancement qui atteint les 85%, selon DWLM.

«Nous pensons que malgré la multitude d’acteurs au niveau du Détroit, il y a toujours de la place pour un opérateur marocain», explique Rahmouni, pour qui le marché du transport TIR reste très important et en croissance continue, surtout avec le développement du secteur industriel dans le pays.

 

 

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