International

Trump décidé à sanctionner Moscou

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5076 Le 31/07/2017 | Partager
Il compte signer le projet de loi voté par le Congrès
La Russie a déjà préparé sa riposte
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Le président américain, Donald Trump, est également furieux contre Pékin. Au lendemain du tir de missile intercontinental réussi de Pyongyang, il a assuré samedi dernier «qu’il ne permettrait plus à la Chine de ne rien faire face  à la Corée du Nord» (Ph. AFP)

Le projet de loi voté par le Congrès américain, destiné à sanctionner la Russie, sera signé par le président Donald Trump. L’annoncée en a été faite par la Maison-Blanche vendredi dernier. Le texte, motivé essentiellement par la présumée ingérence de Moscou dans la présidentielle américaine et l’annexion de la Russie, concerne également la Corée du Nord et l’Iran. Samedi dernier, Washington a promis de «travailler étroitement» avec ses alliés sur ce dossier.

«Le vote presque unanime au Congrès d’une loi de sanctions représente la forte volonté du peuple américain de voir la Russie prendre des mesures pour améliorer ses relations avec les Etats-Unis», a souligné le ministre américain des Affaires étrangères, Rex Tillerson. «Nous travaillerons étroitement avec nos amis et alliés pour nous assurer que nos messages à la Russie, l’Iran et la Corée du Nord soient bien compris», a-t-il ajouté, en précisant qu’il espère que les relations entre les pays s’amélioreront, et que les sanctions ne seront plus nécessaires.

Cette décision unilatérale des Etats-Unis a provoqué l’inquiétude de l’Europe, craignant pour les intérêts des entreprises européennes œuvrant dans le secteur énergétique russe. La France, pour sa part, qualifié le texte, qui aura force de loi une fois ratifié par Trump, «d’illégal au regard du droit international». Cela dit, ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis et l’Union européenne travaillent ensemble pour imposer des sanctions à la Russie. Ce fut particulièrement le cas à l’occasion de l’annexion de la Crimée en 2014.

La Russie, quant à elle, a déjà préparé sa riposte. Dès vendredi, Moscou a annoncé la réduction de la présence diplomatique américaine sur son territoire. Pékin est, également, dans le collimateur de l’Oncle Sam. Samedi dernier, au lendemain d’un tir de missile intercontinental réussi de Pyongyang, Donald Trump a prévenu «qu’il ne permettrait plus à la Chine de ne rien faire face  à la Corée du Nord».

Le missile aurait la capacité d’atteindre la côte est-américaine, selon les experts. «Je suis très déçu par la Chine. Nos stupides anciens dirigeants l’ont laissée engranger des milliards de dollars par an, pourtant elle ne fait rien pour nous avec la Corée du Nord, hormis parler», a fustigé le président américain. «Nous ne permettrons plus que cela continue. La Chine pourrait facilement résoudre ce problème!», a-t-il ajouté.

Même si la Chine a condamné le tir de la Corée du Nord, Washington a estimé qu’en tant que «soutiens économiques» du programme nucléaire balistique de Pyongyang, Pékin, et également Moscou, portaient une «responsabilité spéciale» dans l’aggravation de cette menace.

 

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