International

Economie mondiale: Entre stabilisation et disparités régionales

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5072 Le 25/07/2017 | Partager
Solide dynamique dans la zone euro
Les risques «globalement équilibrés» selon le FMI
Arabie saoudite: Le plus faible taux de croissance enregistré depuis 2009

SUITE à l’actualisation de l’édition d’avril des Perspectives de l’économie mondiale (PEM), la croissance de l’économie au niveau mondial s’affermit.  La production mondiale devrait donc enregistrer une croissance de 3,5% en 2017 puis de 3,6% en 2018 selon le Fonds monétaire international (FMI). D’après l’institution, «la reprise de la croissance mondiale annoncée suit son cours comme prévu». Ces projections inchangées masquent toutefois des écarts entre les pays. Un ralentissement est, par ailleurs, prévu aux Etats-Unis où les chiffres ont été révisés à 2,1% cette année et en 2018 (contre 2,3 et 2,5% annoncés au printemps). Ils restent cependant en dessous des 3% visés par le gouvernement du président Trump. Cette baisse s’expliquerait par le fait que la politique budgétaire «sera moins expansionniste que prévu». Concernant la zone Mena, la croissance économique pourrait connaître un ralentissement important cette année, selon le FMI. Le taux ne sera que de 2,6%, contre 5% en 2016, Pakistan et Afghanistan compris. La croissance de l’Arabie saoudite, premier exportateur brut, devrait chuter à 0,1%, le taux de croissance le plus faible du pays depuis 2009. 

Un ralentissement important dans la zone Mena

L’institution monétaire a également indiqué que si «la récente chute des cours du pétrole se poursuit, elle pourrait peser davantage sur les perspectives des pays exportateurs de pétrole dans la région». 
D’un autre côté, les prévisions de 2018 sont plutôt positives. Le taux de croissance économique régionale augmente en moyenne à 3,3%. Les excédents budgétaires des pays exportateurs de pétrole du Moyen-Orient se sont transformés en déficits depuis la chute des cours du brut à la mi-2014. Des mesures d’austérité ainsi que des réformes de politique fiscale ont été adoptées menant notamment à une augmentation des prix du carburant et de l’électricité. La zone euro, quant à elle, laisse entrevoir une solide dynamique grâce à de meilleurs exploits de l’Espagne, l’Italie et, dans une moindre mesure, la France et l’Allemagne. Ainsi, la croissance devrait être plus forte. Cette amélioration, de même que les révisions positives de croissance pour le dernier trimestre de 2016 et les indicateurs à haute fréquence pour le deuxième trimestre de 2017 témoignent d’une demande intérieure plus vigoureuse que prévu. «Dans les pays émergents et en développement d’Europe, la croissance devrait s’accélérer en 2017, principalement en raison d’une amélioration des prévisions pour la Turquie, où les exportations ont enregistré un net redressement au dernier trimestre 2016 et au premier trimestre 2017», explique-t-on auprès du FMI. Le sort de la Grande Bretagne est différent. La croissance devrait ralentir à 1,7% cette année, soit 0,3 point de moins par rapport à avril, en raison d’une activité plus faible que prévu au premier trimestre. Les prévisions ont été par ailleurs revues à la hausse pour le Japon ainsi que le Canada.

Safaa CHOUKRI 

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