Economie

Balance commerciale: L’import des intrants creuse le déficit

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5071 Le 24/07/2017 | Partager
Produits bruts, demi-produits et hydrocarbures en forte hausse
L’automobile, l’agroalimentaire et les phosphates, le trio de tête

L’IMPORT continue d’afficher une croissance plus forte que l’export. Au premier semestre, il a enregistré un bon de 7,3%, soit 14,8 milliards de plus par rapport à la même période de 2016. Alors que les exportations, qui ont également connu une hausse de 6,6%, n’ont drainé que la moitié de l’augmentation de la valeur des achats. Certes, le niveau des ventes et leur contenu restent de très loin en dessous des acquisitions mais la tendance de ces dernières années donne à penser qu’un point de croissance de l’export induit un et demi à l’import. Pour preuve, les biens intermédiaires (demi-produits, produits bruts et pièces et composants pour véhicules) prédominent à l’import. Ils enregistrent parfois une croissance à deux chiffres. Ceci, avec une part toujours importante des importations en admission temporaire: 22% en 2016, selon le rapport de la Douane. La même proportion pourrait être atteinte cette année si on se réfère au tableau de bord de la TGR. Sur les six premiers mois, les rentrées des droits de douane ont régressé de 10%, est-il constaté. Ce qui renvoie à l’importance des importations pour trafic de perfectionnement… sans paiement de droit de douane.   
Au total, les importations se sont établies à 217,6 milliards de DH contre 202,8 milliards. La hausse provient pour l’essentiel des achats de produits énergétiques dont la valeur a explosé de 36%. Gasoil, fuel et gaz de pétrole ont enregistré des hausses variant entre 28 et 46%. Ce qui s’explique par la remontée des cours à l’international. Dans la mesure où la charge de compensation dont la majeure partie concerne le gaz butane a doublé sur le premier semestre. (Source: TGR). 
Les demi-produits, produits bruts et biens d’équipement et de consommation restent également orientés à la hausse. Seuls, les produits alimentaires se stabilisent. Mieux, leur balance dégage un excèdent d’environ 5 milliards de DH. 
Le groupe agriculture et agroalimentaire fait preuve en effet d’un dynamisme soutenu. Sur les six premiers mois, il a occupé le 2e rang après l’automobile avec une valeur de 28 milliards de DH. Les phosphates et dérivés confirment aussi leur reprise constatée sur le premier trimestre. Bien que les cours mondiaux de la roche stagnent à un niveau bas, les produits à forte valeur ajoutée compensent. Il en est de même des ventes des voitures qui enregistrent une hausse de près de 3%.
Globalement, les exportations se sont établies à 123,6 milliards de DH, en hausse de 6,6% par rapport à fin juin 2016. Ce qui dégage un déficit commercial de 93,7 milliards de DH contre 86,8 milliards, un an auparavant. Du coup, le taux de couverture a perdu plus d’un point et demi.

Flux financiers: Hausse de 20% des IDE

APRÈS la baisse constatée en 2016, les IDE sont sur un trend haussier. Sur le premier semestre, ils se sont établis à 14,9 milliards de DH contre 12,4 milliards à la même période de 2016, soit une hausse de 20%. Mais l’explication tient à la contraction de 2,3 milliards des dépenses alors que les recettes n’ont atteint que 125 millions de DH.
En revanche, la balance des voyages a accusé une baisse de 7,5% de son excèdent. En une année, il est passé à 18,4 milliards de DH au lieu de 19,9 milliards. L’évolution s’explique par la stagnation des recettes à 26,3 milliards de DH conjuguée à la hausse des charges. 
Quant aux transferts des MRE, ils se stabilisent à 29,3 milliards de DH.

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