Régions

Béni Mellal-Khénifra: Le chef du gouvernement en visite dans la Région

Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5070 Le 21/07/2017 | Partager
Une délégation de 12 ministres l’accompagne
Mission: constater l’état d’avancement des projets lancés
Potentialités agricoles et industrielles, production végétale et animale diversifiée, cadre fiscal attractif,... les atouts
beni-mellal.jpg

Dans la région, l’investissement dans le secteur agricole bénéficie d’importantes subventions accordées dans le cadre du Fonds de développement agricole (FDA)

Une importante délégation ministérielle est en visite, ce vendredi, à Béni Mellal. Le but est de faire le point sur l’état d’avancement de la réalisation des différents projets lancés dans la Région Béni Mellal-Khénifra au cours des trois dernières années. 
Forte de 12 ministres et conduite par le chef de gouvernement, Saâdeddine El Othmani en personne, cette délégation est composée notamment des ministres en charge des départements de l’Agriculture, du Tourisme, de l’Education, de la Santé, de l’Equipement, de l’Industrie, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire et même des droits de l’Homme. Les patrons de l’OCP, de l’ONCF et de l’ONEEP font également partie de cette délégation. 
Concrètement, la délégation ministérielle doit, en premier, tenir une réunion restreinte et à huis clos avec le wali de la Région et les gouverneurs des provinces de Khénifra, Fkih Ben Salah, Khouribga et Azilal. Au cours de la  même journée, il est prévu une autre réunion avec les conseillers régionaux au cours de laquelle devront intervenir le wali et le président du Conseil régional.    
A Béni Mellal, l’on s’interroge sur l’opportunité de cette visite et aussi sur son timing. Les mauvaises langues affirment, à tort ou à raison, qu’elle intervient dans le sillage des événements d’Al Hoceïma. Le «hirak» déclenché dans cette région aurait provoqué une sorte de prise de conscience du gouvernement sur la nécessité d’anticiper sur les attentes des citoyens et, partant, répondre dans les meilleurs délais à leurs doléances et besoins en matière de santé, d’éducation, d’emploi, d’infrastructures, d’équipements… Bref, de traduire leurs attentes sur le terrain, loin des calculs politico-politiciens.   
Autre interrogation: pourquoi le gouvernement a porté son choix sur la Région Béni Mellal-Khénifra pour sa première sortie sur le terrain? Pour de nombreux observateurs, tant des milieux socioprofessionnels, politiques que du monde des affaires, la raison qui aurait dicté ce choix est le fait que cette région est continuellement en marche. C’est-à-dire que les projets qui ont été, ou qui y sont lancés sont régulièrement suivis. Les responsables de la Région veillent, en effet, à ce que les travaux de leur réalisation avancent à un rythme soutenu. Visites surprises, rapports et rappels à l’ordre et au respect des cahiers des charges sont fréquents. Cette région, qui compte des plaines fertiles, de nombreux lacs et plus de 15 barrages  (avec une capacité dépassant 2,8 milliards de m3), bénéficie d’un emplacement stratégique privilégié à mi-distance entre les principaux pôles urbains et touristiques du pays (Casablanca, Marrakech et Fès). En outre, grâce à son climat idéal, ses vastes espaces cultivables et ses ressources hydriques, la Région a développé, à la base de son économie, une agriculture performante. En effet, les cinq provinces de la région (Béni Mellal, Azilal, Fkih Ben Salah, Khénifra et Khouribga), reposent sur trois formations géographiques distinctes: la plaine fertile, consacrée aux activités agricoles et industrielles, le piémont et les montagnes des Moyen et Haut Atlas, propices au développement des activités de tourisme vert et de niche. 
Toutefois, la Région Béni Mellal-Khénifra compte en premier, pour son développement, sur ses potentialités agricoles. Aussi, il a été procédé à l’élaboration et la mise en œuvre d’un Plan agricole régional, qui constitue la déclinaison régionale du plan Maroc Vert, stratégie nationale pour le développement du secteur agricole.
Plus de 111 projets potentiels sont identifiés et évalués dont 48 projets potentiels «type Pilier I - filières porteuses et capitalistiques» et 63 projets potentiels «type Pilier II - agriculture solidaire». Le Plan agricole régional s’est fixé comme principal objectif de doubler, voire de tripler, à l’horizon 2020, la production agricole régionale de la plupart des filières. La Région offre, en effet, plusieurs opportunités d’investissement dans le secteur agro-industriel, avec ses différentes filières oléicole, agrumicole, maraîchère, laitière et de viande. 
Le secteur agricole offre également aux investisseurs un cadre incitatif attractif grâce aux exonérations fiscales dont il bénéficie. Il s’agit de l’exonération totale de l’impôt sur les sociétés (IS), et de l’impôt sur les revenus (IR), pour les exploitations agricoles réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à cinq millions de DH, au titre de leurs revenus agricoles.
En outre, l’investissement dans le secteur agricole bénéficie d’importantes subventions accordées dans le cadre du Fonds de développement agricole (FDA). Ces subventions vont de 10 à 100% du coût de l’investissement.

Offre foncière industrielle

La Région Béni Mellal-Khénifra a mis en place un ambitieux plan pour doter son territoire d’une offre attractive en foncier industriel. Cela à travers le lancement de projets de création de plateformes industrielles intégrées. Et aussi par la mise en place d’un technopôle, d’une zone franche dédiée à l’agroalimentaire et de zones d’activité économiques. Les zones industrielles opérationnelles, ou en phase d’aménagement, permettront d’offrir aux industriels une superficie de plus de 1.550.000 m² cessibles, répartie sur 1.772 lots industriels. Les zones en phase de préparation, totaliseront, quant à elles, une superficie de plus de 201.900 m² cessibles.

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc