Economie

Tanger Tech: Le chantier en cours

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5070 Le 21/07/2017 | Partager
Elalamy et Boussaid accompagnés d’Othman Benjelloun en visite in situ
Le projet avance selon le timing prévu, d’après Elalamy
Rendez-vous le 27 juillet à Casablanca pour le détail de l’avancement
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Ilyass El Omari, accompagné de Moulay Hafid Elalamy en visite dans le site d’Aïn Dalia. Les travaux d’infrastructures avancent en même temps que la connexion autoroutière et ferroviaire (Ph. TTA)

Le gouvernement, dont plusieurs ministres sont signataires de la convention du projet Tanger Tech, ne pouvait ne pas réagir. 
Après les rumeurs évoquant des incertitudes sur le projet, Moulay Hafid Elalamy, ministre du Commerce et de l’Industrie, et Mohamed Boussaid, ministre de l’Economie et des Finances ont tenu à faire le voyage au site accompagnés d’Othman Benjelloun, président de BMCE Bank, promoteur du projet, et d’Ilyass El Omari, président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. 
Selon Elalamy, le projet ne connaît aucun retard pour l’instant, et sauf incident de parcours, il devrait respecter le timing prévu. En particulier, les études sont en cours et les premiers travaux devraient être lancés avant la fin de l’année, selon El Omari. La cité Tanger Tech se veut une zone industrielle intégrée avec une dimension résidentielle. Face aux craintes de voir le projet se transformer en spéculation immobilière, Elalamy a insisté sur le fait que ce sera la partie industrielle qui sera priorisée lors de la première des trois phases sur lesquelles s’étalera le projet, selon le schéma qui avait prévalu lors de l’annonce du projet devant le Roi en mars dernier. 
Pour El Omari, la future cité tiendra ses engagements surtout en création d’emplois avec la promesse d’atteindre 100.000 nouveaux postes à terme. Les premières unités devraient voir le jour dans les deux prochaines années et des jeunes de la région seront prêts pour y être intégrés. «C’est le cas de 350 jeunes de Tanger qui vont démarrer leur formation dans un mois et demi», indique El Omari. Les travaux sont bien avancés en ce qui concerne les infra-structures du site comme la connexion autoroutière avec une bretelle d’autoroute qui est quasiment finalisée (permettant de connecter la zone avec la ville de Tanger en moins de dix minutes) et celle ferroviaire avec la pose des derniers rails à la gare d’Aïn Dalia. El Omari indique que les détails et l’avancement du projet seront précisés lors d’une conférence de presse qu’organise le partenaire du projet, la BMCE, à Casablanca le 27 juillet, histoire de lever tout équivoque sur le sérieux et l’avancement du projet. Une conférence à laquelle devront assister les responsables de la partie chinoise, le groupe Haite. 
A noter que cette sortie fait suite à celle médiatique entamée par Othman Benjelloun, le patron de la BMCE Bank il y a quelques jours dans laquelle il défendait son projet. 
Le patron de la BMCE s’était montré confiant, et selon lui, le projet est en bonne voie et les terrains devant le recevoir ont déjà été identifiés.

Tanger Tech, une cité du futur

LA cité Tanger Tech sera érigée à moins de dix minutes de Tanger, aux portes de l’Europe et dans l’environnement immédiat du complexe portuaire de TangerMed. Il est prévu qu’elle accueille plus de 200 entreprises chinoises, le nombre d’emplois à créer devant dépasser les 100.000 dans différents secteurs de pointe, selon les promoteurs du projet.
Elle prendra place à la périphérie de la ville dans la zone d’Aïn Dalia, futur espace industriel ceinturant Tanger au sud. La zone, de plus de 2.000 hectares, abrite déjà des installations logistiques et est idéalement située avec une excellente desserte via une bretelle d’autoroute qui la place à moins de 60 minutes du port TangerMed et de dix minutes de Tanger. Une connexion ferroviaire est en cours, elle devrait être finalisée incessamment.

Des milliards de dollars

C’est une réalisation d’un genre nouveau qui mobilisera, selon la BMCE Bank, un investissement conséquent de l’ordre de 10 milliards de dollars, soit un peu plus de 100 milliards de DH. 
La première phase du projet devra s’étendre sur 500 hectares avec un investissement prévu d’un milliard de dollars (environ 10 milliards de DH). 
Lors d’une deuxième phase, il est prévu de mettre en place une zone franche logistique qui s’étalera sur 500 hectares. 
Lors d’une dernière étape, 1.000 ha seront dédiés à l’élargissement de la partie industrielle du projet. Au total, le projet devra s’étaler sur dix ans avec à terme une superficie de 2.000 ha et un investissement total de 10 milliards de dollars.

Haite, un spécialiste de l’aéronautique qui veut se diversifier

SICHUAN Haite High-Tech Co. Ltd., plus connu comme Haite Group, est basé à  Chengdu, Chine. Il a été créé en 1991. Son domaine d’activité est celui de la maintenance, inspection, la recherche et le développement d’équipements électroniques et mécaniques pour l’aviation. 
Parmi ses plus gros clients figurent Boeing et Airbus. Il dispose d’une vingtaine de filiales et emploie actuellement plus d’un millier de personnes dont 85% sont des ingénieurs et des techniciens. 
Haite dispose aussi de sa propre compagnie d’aviation qui lui permet de travailler comme base d’entraînement des pilotes. Elle s’est aussi diversifiée avec des investissements dans l’hôtellerie d’affaires et de loisirs et dans le domaine des parcs industriels.

 

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