Régions

Casablanca/fourrière: Les prémices d’une organisation?

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5066 Le 17/07/2017 | Partager
Une étude pour améliorer le mode de gestion
La moitié des 9 fourrières sont saturées
Où en est le projet de fourrière à Ouled Azzouz?
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A la fourrière de Hay Hassani, les motos s’amoncellent au milieu des véhicules et épaves en tous genres. L’opération de vente aux enchères des véhicules abandonnés a pris un retard de 4 ans

Après les stationnements, la SDL Casa Développement s’attaque à un autre dossier chaud, celui de l’organisation et la structuration du service d’enlèvement et de mise en fourrière des véhicules. Casadev vient de lancer un appel d’offres pour le choix de l’entreprise qui prendra en charge une étude sur ce secteur. L’ouverture des plis est prévue lundi 24 juillet. «L’étude, dont le budget s’élève à 1 million de DH, sera axée autour de 3 missions, à savoir le diagnostic, le benchmark et les scénarios possibles», annonce Nabil Belabed, DG de Casadev. L’entreprise adjudicataire devra donc plancher sur l’existant, la situation du foncier, le mode de gestion… «L’objectif aussi est de définir le cadre juridique, le cahier des charges et les actions à entreprendre afin d’améliorer le service», poursuit le DG de la SDL. Ce dernier a fait récemment le déplacement à Bordeaux et Paris afin de s’inspirer de leurs expériences en matière de gestion des fourrières. Faut-il opter pour un mode de gestion déléguée ou directe via une SDL? Les résultats de l’étude détermineront l’option la plus valable. En attendant, les 9 fourrières de Casablanca, gérées directement par la Commune, sont dans une situation chaotique. La moitié d’entre elles sont saturées en raison du retard des ventes aux enchères des épaves (depuis 2013). Résultat : les véhicules s’amoncellent dans un désordre indescriptible.  
Les 4 fourrières concernées par l’annulation des ventes aux enchères sont celles de Hay Hassani, El Fida, Aïn Sebaâ et Sbata. Mais la fourrière de Hay Hassani est de loin la plus saturée. Elle reçoit en effet les véhicules réquisitionnés sur le territoire de 3 arrondissements (Anfa, Aïn Chock et Hay Hassani). Le site de 1,5 hectare a depuis longtemps atteint les limites de sa capacité d’accueil. De nombreux dysfonctionnements seraient à relever. Il s’agit notamment de problèmes relatifs à l’infrastructure, au manque d’éclairage public et à l’absence de mesures de sécurité.
Les véhicules entassés à l’extérieur du mur d’enceinte sont exposés à tous les dangers, à telle enseigne que des dépanneurs refusent d’en endosser la responsabilité. Vols, insécurité, casse… les risques sont multiples sur le site de la fourrière et ses environs alors que 4 fonctionnaires de la CUC ne peuvent s’occuper d’un site aussi vaste (cf. éditions du 6 janvier et du 15 mars 2017). 
Pour rappel, la commune urbaine de Casablanca envisage de déménager la fourrière en dehors de la ville (Ouled Azzouz). Le projet, dont le coût s’élève à 30 millions de DH, est confié à la SDL Casa-Aménagements. Mais il peine à se concrétiser depuis 2015, date de son lancement.

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