Economie

Al Hoceïma: L’obligation de résultat!

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5056 Le 03/07/2017 | Partager
Le programme prévisionnel de 6,5 milliards de DH en souffrance
Une commission spéciale identifiera les responsabilités
Infrastructures, santé, formation, agriculture… qui doit faire quoi?
al-houceima-056.jpg

La ville d’Al Hoceïma a tous les atouts pour développer son secteur touristique. Il reste à promouvoir une bonne infrastructure d’accueil, elle-même dépendante des axes d’accès et de circulation (Ph. Jarfi)

C’est à Tanger que le programme de développement spatial de la province d’Al Hoceïma a été lancé le 17 octobre 2015. Baptisé «Al Hoceïma, Manarat Al Moutawassit», ville phare de la Méditerranée, le gigantesque programme est intervenu 11 ans après le séisme qui avait frappé la région. Doté d’un investissement de 6,5 milliards de DH, il s’étale sur le quinquennat 2015-2019.

Rien, «que la réalisation des projets d’infrastructures inclus dans ce programme, répondent à 90% des revendications de la population de la région», reconnaît le gouvernement. A la condition d’y apporter la dynamique qui s’impose et de s’assurer que les chantiers sont réalisés. 

Le programme qui procède d’une approche participative s’articule autour de cinq axes principaux: mise à niveau territoriale, promotion sociale, protection de l’environnement, gestion des risques, renforcement des infrastructures et développement de l’espace cultuel.

La mise à niveau territoriale, cible le désenclavement des zones rurales, la plantation de 8.700 ha en arbres fruitiers et la valorisation des produits du terroir. S’ajoutent également, l’aménagement du grand Al Hoceïma (entrées de la ville, principaux axes routiers, places publiques et espaces verts), et du littoral. Avec à la clé, la construction d’une marina. Une priorité est aussi accordée à la qualification urbaine des communes autour de la ville.

Sur le même volet, sont inscrits des projets du renforcement des infrastructures. Il s’agit notamment, de l’élargissement et de  l’aménagement des routes classées. La sécurisation de l’approvisionnement de la ville d’Al Hoceïma et ses zones environnantes n’est pas occultée non plus. Le programme prévoit en effet, la création d’une station de dessalement de l’eau de mer.

L’alimentation de certaines communes et douars se fera à partir des barrages d’Asseflou, Bouhouda et Bouassem. De même qu’il est prévu de réhabiliter et d’étendre  les réseaux d’eau potable et d’électricité au niveau des villes d’Al Hoceïma, Ajdir, Imzzouren, Beni Bouayach, et Targuist.

Au chapitre des infrastructures socio-économiques, le programme porte sur la construction d’un hôpital régional et d’un centre d’hémodialyse, l’équipement du centre régional d’oncologie, la mise en place de 5 centres de santé de proximité. Sans oublier aussi la mise à niveau et l’équipement des structures existantes.

La formation, le sport et la culture font aussi partie intégrante du programme. Sont ainsi programmées sur le quinquennat 2015-2019, la construction d’établissements scolaires, l’édification d’un grand stade de football, la création d’une piscine olympique et d’une salle couverte aux normes internationales.

Et même les communes d’Ajdir et d’Issaguen vont bénéficier de 2 salles couvertes et de l’aménagement de terrains de sport pour les équipes amateurs. Au volet de la culture, il est prévu, la construction d’un musée océanographique, d’un théâtre, d’un conservatoire de musique et d’une maison de culture. De même, le paysage religieux y bénéficie d’une attention particulière. Dans le pipe figure, la construction d’un complexe administratif et culturel du ministère des Habous et des Affaires islamiques, d’une mosquée, d’une école d’enseignement originel, ainsi que l’édification de trois mosquées.

En ce concerne la maîtrise des risques, les projets portent sur  la lutte contre l’érosion des sols et les inondations, la mise à niveau des décharges publiques de la province ou la création d’une ceinture verte. Les effets d’entraînement attendus donnent également à penser quant à l’ampleur des enjeux. Pour le moment, nul ne peut préjuger de son état d’avancement y compris le gouvernement qui attend le rapport de la commission qu’il vient de désigner à cet effet. C’est dire que la navigation à vue continue de constituer la règle au mépris du principe de la réédition des comptes.

13 ministères sur la sellette

La convention signée devant le Roi le 17 octobre 2015 à Tanger a requis la responsabilité de 13 ministères et de plusieurs organismes publics. Par ordre protocolaire, il s’agit  de l’Intérieur, des Habous, des Finances, de l’Agriculture, de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, de la Santé, du Tourisme, de la Jeunesse et des Sports, de l’Habitat, de la Culture et de l’Equipement. Les volets relatifs à l’eau, l’environnement et l’énergie et le transport ont été validés par les ministres délégués chacun en charge de son domaine. Outre le président et le wali de la région, plusieurs hauts responsables d’organismes publics ont été également associés à la convention. C’est le cas  du Haut commissariat aux eaux et forêts, de l’Office de formation professionnelle et de l’Agence de développement des provinces du nord.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc