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Des capteurs solaires cachés dans des tuiles

Par Elena COMELLI | Edition N°:5052 Le 23/06/2017 | Partager
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La technologie Invisible Solar, testée par les scientifiques de l’Agence nationale italienne pour les nouvelles technologies, l’énergie et le développement économique durable, s’applique à d’autres matériaux de construction, tels que la pierre (Ph. Corriere della Sera)

Une entreprise italienne fabrique des tuiles photovoltaïques qui ressemblent à la perfection à la terre cuite, à la pierre et au bois. Objectif: concilier patrimoine architectural et transition énergétique.

Invisible à l’œil nu mais conçu pour produire de l’énergie propre, Invisible Solar est un module photovoltaïque innovant développé par Dyaqua, une entreprise de Vicence en Italie, pour répondre aux besoins des villes et zones historiques soumises à des contraintes esthétiques particulières.
Les modules ne peuvent être vus car ils sont cachés dans un composé polymère opaque à l’œil humain, mais transparent pour les rayons du soleil. Ils peuvent être transformés pour ressembler à n’importe quel matériau de construction – terre cuite, pierre, ciment ou bois – afin de se fondre dans l’architecture du bâtiment. La première ligne de production de tuiles photovoltaïques a connu un succès tel que l’inventeur de la technique, Giovanni Quagliato, a du mal à honorer toutes les commandes. Les bardeaux photovoltaïques peuvent servir à couvrir un toit à l’identique des bâtiments alentours, en parfaite harmonie avec la vue d’une ville historique. Rien n’indique qu’il s’agit en fait d’un toit photovoltaïque, à l’efficacité énergétique légèrement inférieure à celle des panneaux solaires traditionnels.
La technologie Invisible Solar, testée par les scientifiques de l’Agence nationale italienne pour les nouvelles technologies, l’énergie et le développement économique durable, s’applique à d’autres matériaux de construction, tels que la pierre. C’est le cas à Capri, où un système photovoltaïque a été installé avec des modules de Dyaqua semblables à la pierre et intégrés à un mur. Giovanni Quagliato, à l’origine un artiste créant des œuvres en résine époxy, a lancé sur Indiegogo une campagne de crowdfunding, toujours ouverte, afin d’augmenter sa capacité de production.

Elena COMELLI

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