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Entreprises

Ces nouveaux casse-têtes pour industriels et assureurs

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5047 Le 16/06/2017 | Partager
5 risques majeurs: catastrophes naturelles, rupture de la chaîne logistique…
Les entreprises pas prêtes pour traiter les risques terroristes et cyber-attaques

Des risques majeurs émergent à l’échelle internationale et ciblent aussi bien les multinationales que les PME marocaines. Les professionnels de la qualité, réunis par l’Union marocaine pour la qualité (UMAQ) et le groupement Gipsi, sont unanimes. 5 risques majeurs vont être récurrents: risque de cyber-attaque (hacking), risque terroriste, risque environnemental lié aux catastrophes naturelles, rupture de la chaîne logistique, risque lié à la responsabilité civile…

«Ce sont des risques aléatoires auxquels nous allons être de plus en plus exposés», prévient El Mustapha Dahmani, directeur Pôle technique chez Atlanta Assurances. Il y a près de 3 semaines, une cyber-attaque a touché des hôpitaux britanniques. En l’espace de 24 heures, la menace s’est propagée dans plusieurs pays. Bilan: environ 200.000 victimes (personnes physiques et morales) et près de 300.000 ordinateurs touchés à travers le monde.

Les usines Renault l’ont aussi subie récemment (Espagne, Roumanie, Maroc...). «Les deux usines au Maroc ont été bloquées. Celle de Tanger a redémarré 24 heures après, tandis que celle de Somaca à Casablanca a pris un peu plus de temps», révèle Asmae El Oufir, présidente de l’AQM, directrice qualité et satisfaction client chez Renault Maroc. Ce risque, qui est un casse-tête pour les assureurs, est appelé à augmenter avec le développement de la technologie, notamment de tout ce qui est objet connecté…

Cependant, les entreprises marocaines ne sont pas encore prêtes à faire face à ce type de menaces. «On est bien outillé pour traiter des risques produits ou risques liés au management, mais pas pour les risques terroristes et autres cyber-attaques», soutient Asmae El Oufir. Le risque environnemental ainsi que la rupture de la chaîne logistique qui en découle augmentent avec les catastrophes naturelles de plus en plus récurrentes.

Des multinationales et industriels européens ont été exposés au risque d’arrêt de la chaîne logistique ou rupture de la chaîne d’approvisionnement lors des inondations de 2011 en Thaïlande. Le tsunami au Japon a pénalisé PSA, qui ne pouvait plus s’approvisionner en débitmètres d’air chez Hitachi, pour ses moteurs diesel. La rupture d’approvisionnement de cet appareil complexe a réduit de 25 à 50% la production des sites du constructeur (Sochaux, Espagne, Roumanie…).

En 2014, l’usine Renault d’Algérie a subi des dommages du fait d’une inondation dans son site de Roumanie. «C’est quelque chose de nouveau pour les industriels et assureurs. Le mieux qu’on peut faire, c’est de transférer une partie du risque», explique El Mustapha Dahmani. La responsabilité civile constitue un passif pour l’entreprise.

Ce risque est lié à tout ce qui est évolution de la réglementation en matière de développement durable et fait endosser aux entreprises des responsabilités en matière de protection de l’environnement. Exemple, dans le domaine du BTP, la norme de produit béton prêt-à-l’emploi est obligatoire depuis 2010. Cependant, très peu d’opérateurs démontrent leur conformité par rapport à cette norme.

Prise de conscience

En matière de gouvernance, les entreprises devraient avoir en leur sein un comité de risque, au même titre que les comités d’éthique, quelle que soit leur taille. La non-maîtrise des documents et enregistrements en interne a coûté cher à plus d’un. «Il suffit de ne pas conserver un document, ne pas mettre à jour son contrat avec l’assurance ou ne pas utiliser la dernière version d’un document pour être exposé à un risque majeur», signale Ahmed El Khamlichi.

 

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