Competences & rh

Biologie médicale: Une première promo de techniciens de laboratoire

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5044 Le 13/06/2017 | Partager
Une licence professionnelle dédiée voit le jour à la faculté des sciences d’Aïn Chock
Les biologistes médicaux s’impliquent dans l’ingénierie du cursus
30 étudiants sont actuellement en formation par alternance
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La toute première promotion de techniciens de laboratoire formés partage son temps entre stages auprès des biologistes et cours théoriques. Le cursus, d’une année, est sanctionné par un projet de fin d’études (Ph. Bziouat)

Dénicher des compétences sur le marché du travail n’est pas chose aisée. Les biologistes médicaux en ont longtemps souffert. Surtout dans des spécialités particulières, comme la biologie de la reproduction (P.M.A) ou la biologie moléculaire. Aujourd’hui, ils souhaitent se tailler des profils sur mesure pour leurs laboratoires d’analyses médicales.

A l’instar des professionnels de l’automobile, de l’aéronautique, du textile, ou encore, de l’offshoring, ils s’impliquent dans la formation de leurs futures ressources humaines. Une expérience pilote a été initiée cette année à Casablanca. Le Syndicat des biologistes médicaux (SBM) du Grand Casablanca s’est allié à la faculté des sciences de Aïn Chock (université Hassan II de Casablanca) pour lancer une licence professionnelle de techniciens de laboratoire. Il s’agit de la première du genre.

Le projet a nécessité deux ans de travail. Les professionnels ont participé à la conception de l’ingénierie de la formation, et pris part à la sélection des candidats parmi les licenciés en biologie. «Durant les entretiens oraux, nous avons eu l’occasion d’apprécier le niveau général des étudiants qui est, malheureusement, très bas», regrette Saïd El Hafiane, président.

Pour lui, le clash linguistique entre le secondaire et le supérieur a conduit à un véritable «massacre». Ayant appris les mathématiques et les sciences en arabe au lycée, les étudiants ont du mal à suivre des cours en français une fois à l’université. Ceci se répercute sur la qualité de leur apprentissage.

Les biologistes médicaux se sont, également, mobilisés pour l’animation des cours. La première promotion, d’une trentaine d’étudiants, est actuellement en formation alternée entre laboratoires d’analyse et faculté. Les matinées sont réservées aux stages dans les laboratoires, et les après-midis aux cours. Le cursus, d’une année, est sanctionné par un projet de fin d’études. «Les lauréats pourront facilement trouver des débouchés, puisque les compétences sont rares. A Casablanca uniquement, il existe près de 150 laboratoires», relève El Hafiane.

Dans le secteur, les débutants démarrent avec un salaire d’environ 3.500 DH. Pour les seniors, la rémunération varie entre 6.000 et 7.000 DH. Les négociations ont déjà commencé pour la deuxième promotion, dont le nombre pourrait être revu à la hausse.

En cours d’emploi, des formations périodiques sont organisées, en partenariat avec l’Association marocaine de biologie médicale (AMBM) et le Collège marocain de biologie. Le SBM du Grand Casablanca commencera, également, à offrir des formations dès la rentrée.

 

 

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