International

Sommet du G7: Une déclaration a minima pour le climat

Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:5033 Le 29/05/2017 | Partager
Les 6 puissances mondiales face à un Trump inflexible
Le commerce international, autre point de divergence

Le sommet du G7, qui s’est tenu cette année à Taormine, en Italie, les 26 et 27 mai, s’est achevé samedi. Pour la première fois de son histoire, le climat a divisé les dirigeants: Trump contre le reste. L’un des sujets phares de cette rencontre n’a pu aboutir qu’à une déclaration a minima.

Ainsi, alors que les 6 puissances (France, Allemagne, Canada, Royaume-Uni, Italie et Japon) ont «réaffirmé leur ferme engagement à mettre en œuvre sans délai l’accord de Paris», les Etats-Unis, bien qu’ayant subi des pressions des autres Etats, ont campé sur leur position climatosceptique martelée par Trump durant toute sa campagne électorale.

«Les États-Unis d’Amérique sont en train de réévaluer leur politique sur le changement climatique et sur l’accord de Paris et ne sont donc pas en mesure de rejoindre le consensus sur ce sujet», indique la déclaration finale. Au grand dam de la chancelière allemande Angela Merkel qui a expliqué que «la discussion sur le sujet du climat a été très difficile, pour ne pas dire pas du tout satisfaisante».

Des difficultés ont également subsisté concernant la thématique du commerce international, un autre point de divergence avec Trump. Les dirigeants du G7 s’engagent ainsi à favoriser le libre-échange et à lutter contre le protectionnisme et les mauvaises pratiques commerciales. «Nous reconnaissons toutefois que le libre-échange n’a pas toujours fonctionné dans l’intérêt de tous.

C’est pourquoi nous nous engageons à adopter les politiques appropriées afin que toutes les entreprises et tous les citoyens puissent tirer le maximum des occasions offertes par l’économie dans un contexte de mondialisation», indique la déclaration finale publiée à l’issue de ce sommet

Le G7 est prêt à sanctionner la Russie davantage. «Les sanctions pourront être levées quand la Russie remplira ses engagements. Toutefois, nous sommes prêts à prendre des mesures restrictives supplémentaires contre elle, si nécessaire», selon la déclaration finale du sommet.  Depuis 2014, Moscou est exclu du G8, au même moment où la péninsule ukrainienne de Crimée a été annexée à la Russie.

Ce conflit a fait plus de 10.000 morts en 3 ans. Toutefois, les membres du G7 se sont déclarés «prêts à travailler» avec la Russie, pour trouver une solution politique au conflit syrien. «Nous pensons qu’il y a une occasion de mettre un terme à cette crise tragique. Aucun effort ne sera épargné pour stopper le conflit», estime la déclaration. Le rendez-vous de Poutine et Macron aujourd’hui au Château de Versailles en dira plus long ... 

Sur la question du terrorisme, à nouveau d’actualité, suite aux attentats perpétrés récemment à Manchester, à la demande de la Première ministre britannique, Theresa May, les membres du G7 ont décidé d’accentuer la pression sur les groupes Internet afin d’effectuer un meilleur contrôle sur leur contenu.

Autre sujet brûlant, celui de l’immigration dont souffre l’Italie. Le pays qui a assuré la présidence du sommet aurait souhaité introduire parmi les points importants de cette rencontre la question de l’immigration et le développement de l’Afrique. Cependant, le reste du groupe n’ayant pas suivi, seul un paragraphe timide lui a été consacré.

 

 

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc