Entreprises

Gestion déléguée - Lydec: Plus de 20 milliards de DH investis depuis 1997

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5030 Le 24/05/2017 | Partager
Le plus gros à l’assainissement liquide, le reste affecté aux autres métiers
Signé pour 30 ans, le contrat de gestion en est à sa 2e révision
De nouveaux enjeux avec le développement urbain de la métropole
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A l’occasion du 14e séminaire des médias de Lydec, le directeur général, Jean-Pascal Darriet, fait le bilan du contrat de gestion déléguée sur ces 20 dernières années et des besoins futurs de Casablanca et de plus de 13 communes environnantes, de Mohammedia et d’Aïn Harrouda.
 

Plus de 20 milliards de DH en 20 ans. Entre 1997 et 2016, Lydec a investi ce montant sur son périmètre d’intervention entre Casablanca, Mohammedia et Aïn Harrouda, plus 13 communes situées en périphérie de Casablanca ayant adhéré au contrat de gestion déléguée, soit plus de 4,3 millions d’habitants. Si le gros de l’investissement est allé à l’assainissement liquide (45%), le reste a été affecté aux autres métiers de l’entreprise, à savoir l’eau potable (23%), l’électricité et l’éclairage public (27%) et les moyens communs (5%).

Rien qu’en 2016, environ 1,43 milliard de DH a été injecté: 631 millions pour l’assainissement, 390 millions pour l’eau potable, 373 millions pour l’électricité et l’éclairage public et 32 millions pour les moyens communs. Il faut dire que la ville connaît un développement accéléré et une urbanisation rapide. «L’effort va continuer dans divers domaines», confirme le DG Jean-Pascal Darriet. «Nous sommes actuellement sur un rythme de réalisation d’investissement qui correspond chaque année à une moyenne de 100 à 150 km de tuyaux d’eau, autant de tuyaux d’assainissement à mettre en œuvre, d’installations pluviales, de câbles électriques, toujours sur les mêmes dimensions, des ouvrages correspondants pour amener cette eau, dont des surpresseurs, des postes de relèvement pour véhiculer les eaux usées et les ramener vers les lieux de retraitement». 

Le délégataire casablancais travaille ainsi à réunir les conditions pour recevoir les 120.000 nouveaux habitants en moyenne, qui s’inscrivent sur l’ensemble du Grand Casablanca, de Mohammedia à Dar Bouazza, «et pour lesquels il faut assurer les bonnes conditions de résidence ou de travail, car l’urbanisation de la ville, c’est aussi des usines ou de l’artisanat, qui ont besoin à la fois d’alimentation en eau et d’accès à l’énergie», rappelle Darriet. Du coup, les besoins en investissement de la gestion déléguée à l’horizon 2027, qui s’élèvent à quelque 17 milliards de DH, s’avèrent supérieurs aux ressources prévues dans ledit contrat. Signé pour 30 ans à compter du 1er août 1997, le contrat de gestion déléguée en est à sa 2e révision, démarrée depuis quelques mois, et pour laquelle un certain nombre d’avancées ont été réalisées. L’objectif étant de construire les conditions contractuelles de demain.

Ce temps d’arrêt sur 20 ans d’exercice, initié par Lydec à l’occasion de son 14e séminaire des médias tenu à Marrakech, concerne également ses services à la clientèle. «Notre vision est basée sur la proximité, la confiance, l’efficacité et l’innovation en matière d’offres de services», explique Darriet. L’entreprise met ainsi à la disposition de plus de 2,2 millions de clients plusieurs canaux de contact dont un centre de relation clientèle, 16 agences clientèle, 691 espaces services actifs et une agence en ligne. «Nous travaillons notamment sur l’amélioration du temps de réaction, à partir du moment où une demande est formulée par le client. Ce dernier attend en effet des délais de plus en plus courts pour que ses demandes soient satisfaites». Enfin, autre engagement de taille pour l’entreprise, celui qui relève de sa démarche RSE. «Une démarche qui s’inscrit dans la durée et la continuité avec une étape forte qui était les présentations de nos actions et les engagements pris à la COP22. C’est ainsi que nous voyons notre démarche RSE, concrète, mesurable et inscrite dans le temps». Une politique qui lui a permis d’obtenir le label CGEM ou d’adhérer au Pnud. Autant d’éléments, pour le DG, qui montrent que «nous ne sommes pas dans la cosmétique, mais au coeur de la question».
 

Opération habitat insalubre 

Lancée en 2005 par le Souverain, l’INDH a érigé en priorité nationale la lutte contre l’habitat insalubre et l’exclusion sociale. S’inscrivant dans cette démarche, Lydec a signé en septembre de la même année un accord-cadre avec l’autorité délégante et la wilaya du Grand Casablanca. Objectif: apporter l’accès à domicile aux services d’eau, d’assainissement et d’électricité à 92.550 foyers des quartiers d’habitat informel, maintenus sur place sur décision des autorités. Au total, ce sont 347 quartiers qui sont concernés par ce projet. A fin 2016, 45% des foyers (soit 40.031) ont pu être raccordés aux services de base pour un montant d’investissement de 813 millions de DH. Le coût global du projet étant estimé à environ 2 milliards de DH.

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