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Economie

Accélération industrielle: Grande mobilisation de la BAD

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5026 Le 18/05/2017 | Partager
Une priorité du nouveau programme de financement de cette institution
1,3 milliard d’euros pour le développement du tissu industriel et la création d’emplois
Focus sur les jeunes et les populations rurales
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Yacine Fal, directrice générale adjointe de la BAD, a mis l’accent sur la convergence des priorités fixées par le Maroc et celles de cette institution financière. Cela concerne plusieurs secteurs, dont l’agriculture, l’industrialisation, les énergies renouvelables… (Ph. Bziouat)

«Exemplaire»! Un terme qui revient souvent dans la bouche des responsables de la Banque africaine de développement (BAD) pour qualifier le partenariat avec le Maroc. Cela est dû à «la parfaite convergence entre les stratégies lancées par le Maroc, les accords qu’il a signés avec des Etats africains, et les High five, les 5 priorités de la BAD sur le continent», comme l’a expliqué Yacine Fal, directrice générale adjointe de cette institution financière.

Pour elle, Rabat et la BAD «partagent une même vision des enjeux et des réponses». C’est le cas notamment du dernier accord signé cette semaine à Rabat, portant sur le développement de l’industrie des engrais au Nigeria, grâce à l’appui de l’OCP. «Ça rentre dans notre objectif de développement de l’agriculture en Afrique». La BAD est aussi impliquée dans les projets de coopération africaine du Maroc, notamment dans le domaine du renforcement des capacités des ressources humaines.

La Banque a lancé une étude pour définir les contours d’une nouvelle gouvernance du Centre africain de formation et de recherche administrative pour le développement (Cafrad). Ce centre, actuellement à Tanger, sera transféré à Rabat. Il devra favoriser l’émergence de compétences capables de faire face à la complexité des défis de l’administration publique dans les pays africains.

Au niveau de la redynamisation des échanges intra-africains, Yacine Fal a souligné l’appui de son institution, notamment via la réalisation d’études sur les barrières tarifaires entre le Maroc et le reste du continent. Il s’agit d’analyses économiques et sectorielles mises à la disposition des autorités, portant sur différentes questions comme la complémentarité entre les produits exportés et ceux pouvant être importés des pays subsahariens. Maroc Export a aussi bénéficié d’une assistance technique de la BAD.

Aujourd’hui, cette institution financière a défini une nouvelle feuille de route pour les 5 prochaines années. Entre 2017 et 2019, elle mobilisera 1,3 milliard d’euros pour le financement de différents projets qui s’articulent autour de deux axes. Il s’agit d’abord du développement durable du tissu industriel. Un engagement qui s’inscrit dans la logique de la 4e priorité de la BAD, portant sur l’industrialisation du continent. Cette nouvelle stratégie d’intervention de cette banque au Maroc porte aussi sur «l’amélioration des conditions de vie par l’emploi».

Un enjeu décisif face à la courbe ascendante du chômage comme le montrent les dernières statistiques du HCP. La directrice générale adjointe de la BAD a précisé que ce programme concerne particulièrement les catégories vulnérables, à savoir les femmes, les jeunes et les populations rurales. L’idée est d’assurer la création de nouveaux postes, mais aussi l’amélioration de leur qualité et leur pérennité dans les campagnes. Les responsables de cette institution ont rappelé leur implication dans la réalisation des objectifs du Plan Maroc vert.

L’idée est «d’accompagner le développement du secteur agricole qui emploie 75% de la population active en milieu rural». Ils ont précisé que «la contribution de la BAD, se situant à 3,7 milliards de DH, a permis, en 2016, d’attirer plus de 1,2 milliard de DH d’investissements privés dans les contrats-programmes filières».

Transformation agricole

Le secteur agricole sera au cœur des débats lors des assemblées annuelles de la BAD. Cet événement, prévu à partir du 22 mai en Inde, s’articulera autour de la thématique de «la transformation de l’agriculture pour créer la richesse en Afrique». Un sujet en phase avec les priorités définies par le Maroc au niveau continental. Les dernières visites royales s’étaient soldées par la signature d’une série d’accords relatifs au transfert du savoir-faire marocain dans ce secteur. Yacine Fal a expliqué que «le Maroc, qui a développé une expertise dans ce domaine, est en mesure de partager des solutions concrètes avec les autres pays du continent». Surtout que «l’Afrique a le potentiel de se muer en une puissance agricole mondiale, et d’être une zone de la prochaine révolution verte», est-il indiqué. Pour l’instant, la sécurité alimentaire du continent reste tributaire des importations. L’Afrique dépense près de 35 milliards de dollars pour s’approvisionner en denrées alimentaires.

 

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