Culture

Festival Masnaâ: La bande-dessinée sous toutes ses coutures

Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:5020 Le 10/05/2017 | Partager
Le Libanais Mazen Kerbaj invité de la 5e édition qui se poursuit jusqu’au 14 mai
Expositions, performances, concerts, rencontres, conférences et tables rondes
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Pour sa 5e édition, David Ruffel, directeur du festival Masnaâ, invite le Libanais Mazen Kerbaj, inspirateur de la BD expérimentale au Moyen-Orient. Celui dont le travail a été traduit en une dizaine de langues, est aussi artiste pluridisciplinaire et un des acteurs principaux de la scène expérimentale musicale à Beyrouth (Source: Masnaâ)

Depuis lundi, le festival Masnaâ est de retour pour une cinquième édition haute en couleurs qui se poursuit jusqu’au 14 mai. Cette manifestation internationale dédiée à la création contemporaine investira plusieurs espaces entre Casablanca et Rabat. Et c’est d’ailleurs au Goethe Institut de la capitale que le coup d’envoi de l’événement a été donné lundi avec le lancement de «Fawda» de Hicham Lasri, un roman graphique publié à l’occasion du festival par Kulte Editions.

Durant cette rencontre, était présent Mazen Kerbaj, artiste libanais aux casquettes multiples, invité par David Ruffel, directeur du festival, pour concevoir avec lui la programmation autour de la bande-dessinée et de la scène musicale et artistique de Beyrouth.

Cet art hybride qu’est la bande-dessinée s’expérimente aussi bien dans le livre qu’en dehors se trouvant aux intersections de la littérature, du dessin, du graphisme ou arts visuels. Cette pluralité se traduit ainsi par une programmation riche et diversifiée qui compte notamment pas moins de 6 expositions. Le musée de la Fondation Abderrahmane Slaoui abrite jusqu’au 16 septembre les expositions «Noise on paper» et «Drunken masters», de Mazen Kerbaj et Hatem Imam, deux artistes emblématiques de la scène contemporaine expérimentale de Beyrouth.

Leurs œuvres exposées pour la première fois forment une conversation visuelle entre les deux artistes. Du côté de l’Institut français de Casablanca, le visiteur est invité, dès ce mercredi soir à 18h30 (et jusqu’au 25 juin), à découvrir l’univers graphique de «Fawda» (Chaos), du cinéaste marocain Hicham Lasri, un hymne à la ville blanche.

En parallèle des expositions, Masnaâ propose plusieurs performances. «Wormholes» de Mazen Kerbaj et Sharif Sehnaoui, duo entre dessin et musique investira l’Institut français de Casablanca ce soir, avant de présenter «Does my pig lay eggs in the forest?» de Simohammed Fettaka et Abdellah Hassak, deux artistes marocains proposant un voyage visuel. Dar America accueillera une rencontre à ne pas manquer avec Bob Ostertag (Etats-Unis), qui animera une conférence dans laquelle il reviendra sur son essai «Creative life: Music, politics, people & machines».

Le musicien, performer et journaliste californien, explorera des questions fondamentales relative à l’art et au rôle qu’il occupe dans un monde violent et éclaté. Entre performance et film, Living Cinema composé d’Ostertag et Pierre Hébert, réalisateur de film d’animation québécois, présentera sa dernière création «Shadow boxing».

La musique ne sera pas en reste avec un concert/Dj-set d’Alvarius B., musicien américain, et Daox, dj et producteur marocain le 11 mai au Vertigo ou encore un concert de «A» Trio, groupe pionnier de la musique d’improvisation au Liban accompagné à nouveau d’Alvarius B. le 12 mai à l’Institut français de Casablanca. Pour découvrir la programmation détaillée du festival se rendre sur le site www.masnaa.org.

 

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