Régions

«Il faut encourager les MRE à investir dans leur pays»

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5018 Le 08/05/2017 | Partager
Un des axes stratégiques pour développer la région selon l’ambassadeur de Belgique
L’intégration des migrants et l’inclusion financière des femmes, des priorités
Il faut être critique pour réussir les programmes de coopération
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Frank Curriet, ambassadeur de Belgique au Maroc: «Les efforts de coordination avec les autorités marocaines sur le plan central et au niveau des régions sur lesquelles nous avons focalisé ont permis aux projets d’aboutir» (Ph. A.K.)

- L’Économiste: Quel bilan dressez-vous de votre passage au Maroc?
- Frank Curriet:
Nous sommes extrêmement satisfaits de la coopération entre nos deux pays, grâce à une meilleure coordination avec les autorités marocaines sur le plan central et au niveau des régions sur lesquelles nous avons focalisé. Les avancées réalisées, et que j’ai pu constater lors de ma 3e visite dans l’Oriental depuis ma désignation en tant qu’ambassadeur, nous confortent car elles sont le fruit d’une réflexion commune et complémentaire.
Il y a trois ans, j’étais très critique sur l’avancée de certains projets. Je le suis encore car, pour réussir des programmes qui concernent l’amélioration des revenus des populations ciblées, il faut être exigeant. Toutefois, il faut reconnaître que les projets lancés fonctionnent bien avec des avancées encourageantes dans les secteurs de l’eau, des amandiers, les ressources humaines et les droits fondamentaux.
 
- Qu’en est-il des programmes de 2016-2017?
- Nous avons lancé en 2016 une nouvelle commission avec un nouveau programme multisectoriel allant du droit humain à l’entrepreneuriat féminin pour encourager les femmes à créer leurs propres emplois.
La semaine dernière, nous avons lancé ce programme, à Marrakech, au profit d’une centaine de femmes. Le troisième pilier concerne la migration et la sécurité avec une assistance technique pour accompagner le Maroc dans ses efforts pour maîtriser les flux migratoires et assurer des aides humanitaires. La formation des cadres des différents intervenants dans le développement durable y figure aussi. Quant à l’ancien programme, qui arrive à terme en 2018, il a concerné l’eau et l’agriculture.

- Quels sont les axes qui restent à développer?
- Tout ce qui concerne la coopération technique. Il faut aussi renforcer davantage les relations bilatérales qui sont tellement intenses en matière d’accompagnement des programmes à impact socio-économique dans le Nord et à Casablanca avec création de petites sociétés gérées par des femmes.
L’amélioration de l’employabilité des migrants, tout en favorisant les investissements productifs des MRE qui vivent en Belgique et qui souhaitent investir au Maroc, est un axe à développer. S’y ajoute le programme d’appui aux associations qui luttent contre la violence faite aux femmes (un programme qui démarrera au cours de cette année) et le programme d’appui à l’entrepreneuriat des jeunes avec renforcement des compétences des fonctionnaires.

Propos recueillis par
Ali KHARROUBI

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