Habillage_leco
Economie

Institutions financières arabes: Le gazoduc Nigéria-Maroc s’invite au débat

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5006 Le 19/04/2017 | Partager
Le soutien de ces instances attendu
Le Roi, un défenseur infatigable de l’Afrique
Un conseil des ministres des finances arabes au menu

Le message royal adressé à la réunion annuelle des institutions financières arabes hier à Rabat a remis sur orbite le mégaprojet du gazoduc entre le Nigéria et le Maroc. Il s’agit d’un «modèle de coopération Sud-Sud, devant bénéficier du soutien des instances financières arabes», a indiqué le Souverain dans une lettre lue par Mohamed Boussaid, ministre des Finances.

Cette nouvelle donne va relancer le projet. Car, l’implication des institutions financières arabes va accélérer le calendrier de réalisation de ce projet qui nécessite la mobilisation de plus de 10 milliards de dollars. Si le projet est sous-marin, il faudra compter le double, précise un financier. Toutefois, Mohamed Boussaid  relativise les choses. Dans une déclaration à L’Economiste, il rappelle que «le gazoduc est venu comme une orientation de SM le Roi dans sa lettre adressée à ces institutions.

Bien entendu, ce n’est pas à ce niveau que la discussion va démarrer, mais l’organe en charge d’étudier et de promouvoir le projet va certainement déposer une demande de financement». En tout cas, à l’occasion de la COP22 à Marrakech ou dans d’autres enceintes internationales, le Souverain s’est constamment montré un ardent défenseur de l’Afrique.

«Le soutien aux efforts de développement des pays africains doit demeurer parmi les priorités de notre action arabe commune et être érigé en véritable modèle de coopération Sud-Sud», a souligné SM le Roi. Ces institutions ont commencé à porter leurs efforts et leurs financements au-delà des frontières du monde arabe pour toucher des pays africains. Attention, cette orientation n’exclut pas le fait que Rabat demeure engagé en faveur de la mise en œuvre de l’action arabe commune, comme le note le Souverain.

Cette 5e réunion tenue au Maroc est une occasion pour examiner les rapports d’activité de ces institutions financières. Un conseil des ministres des finances arabes est programmé en marge de cette rencontre. L’objectif est d’évaluer la situation économique et financière dans le monde arabe. Ces institutions jouent un rôle important dans le financement de projets économiques au sein du monde arabe, notamment dans les infrastructures.

Le Maroc entretient des relations privilégiées avec ces institutions, notamment le Fonds arabe de développement économique et social (Fades), la Banque arabe pour le développement économique en Afrique et le groupe de la Banque islamique de développement (BID). Rappelons que cette réunion intervient dans un contexte défavorable au monde arabe. En effet, les pays exportateurs de pétrole accusent le coup à cause du manque à gagner sur leurs recettes budgétaires.

Ce qui pose un problème de déséquilibres au niveau des finances publiques. Quant aux pays importateurs, ils continuent de travailler pour assainir davantage leurs finances publiques. Boussaid considère que «le Maroc s’en sort relativement bien vu le travail déjà accompli au niveau du rétablissement du cadre macro-économique, de la maîtrise des déficits et l’effort de diversification économique et sectorielle. Ce qui rend notre économie relativement plus résiliente par rapport à d’autres dans le monde arabe».

Visite du chantier TGV

L’impact et le volume des engagements de ces institutions financières les rendent incontournables dans la réalisation des projets d’infrastructures et d’investissements publics dans le monde arabe. A ce titre, le président de la BID, Brahim Al Assaf, a annoncé la visite d’une délégation au complexe de Tanger-Med et au chantier du TGV. Ce groupe participe au financement de ce gigantesque projet à hauteur de 100 millions de dollars, destinés à la construction des gares du Maroc.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc