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Régions

Casablanca/Collectivités locales: Les tensions s’attisent à l’approche du 1er Mai

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5003 Le 14/04/2017 | Partager
Mouvement de grève largement suivi à Casablanca
Plusieurs arrondissements paralysés jeudi 13 avril
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L’arrondissement de Maârif, l’un des plus fréquentés à Casablanca, était complètement paralysés hier, jeudi 13 avril, au grand dam des usagers (Ph. Khalifa)

Le climat social promet d’être chaud d’ici le 1er mai prochain. Santé, ADM, collectivités locales… Les débrayages se sont multipliés ces dernières semaines. Plusieurs communes et arrondissements de Casablanca ont été paralysés hier, jeudi 13 avril, au grand dam des usagers. L’appel à la grève de l’UMT a été visiblement suivi à une large échelle. La centrale syndicale revendique un taux de participation de 90% à Casablanca.

«Au niveau national, ce taux passe à 85%», assure Chaoui Said, SG de la Fédération nationale des ouvriers & fonctionnaires des collectivités locales, affiliée à l’UMT. Ce chiffre serait à prendre avec des pincettes, selon le chef du service de légalisation d’un arrondissement de Casablanca. «Le taux de participation ne dépasse pas les 60% à Casablanca», estime-t-il. A l’heure où nous mettions sous presse, les chiffres de l’Intérieur n’étaient pas encore disponibles.

En tout cas, une simple tournée dans les arrondissements de Maârif et Sidi Belyout confirme la paralysie des services. Déboussolés, les usagers demandaient aux vigiles de les renseigner sur les arrondissements opérationnels, en vain. D’autant plus que l’arrondissement de Sidi Belyout, l’un des plus importants, détient le record de légalisations à l’échelle nationale.

En effet, en moyenne 4.000 à 5.000 documents y sont légalisés chaque jour. Cette grève, qui intervient quelques jours après la nomination du gouvernement El Othmani, vise à attirer l’attention sur le sort du personnel des collectivités locales. «Nous déplorons notamment l’absence de dialogue avec le ministère de tutelle depuis 2011»,  poursuit Chaoui. Ce mouvement de grève n’est pas sans rappeler la série de débrayages qui a paralysé les collectivités locales en 2011.

«Aujourd’hui, nos revendications sont pratiquement les mêmes, puisque notre situation a stagné, voire empiré en 5 ans», s’inquiète le représentant syndical. Le personnel des collectivités locales réclame notamment une augmentation des salaires indexée sur l’indice des prix des produits à la consommation et l’annulation de la réforme du régime des retraites ainsi que le retrait du projet de loi organique portant sur la réglementation du droit de grève.

La restitution des prélèvements effectués sur les rémunérations du personnel et la poursuite des responsables de la faillite de la Caisse marocaine des retraites (CMR) font également partie des revendications (cf. édition du 11 avril 2017). «Les 2/3 des effectifs sont classés entre les échelles 6 et 9, sans aucune possibilité de promotion», indique le cadre syndical. Selon lui, plusieurs diplômés attendent depuis des années la régularisation de leur situation.

 

 

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