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Entreprises

Résultats annuels: La CTM garde la trajectoire

Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:4999 Le 10/04/2017 | Partager
Le groupe franchit le seuil de 600 millions de DH de chiffre d’affaires
Accélération du rajeunissement de la flotte: 2,5 ans d’âge moyen
Les baisses du baril pas visibles sur le prix du carburant, s’étonne le management
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Très sensible à l’activité économique, le transport ralentit au moindre coup de mou de la croissance comme ce fut le cas l’année dernière. Pour la CTM, le premier semestre 2016 fut une période de turbulences, concède son management. Le retard des pluies a été très impactant, il a fallu déployer des gros efforts d’amélioration de service et de nos process opérationnels pour atteindre nos objectifs, confie le PDG, Ezzoubeir Errhaimini.

Le taux de remplissage des autocars est remonté au deuxième semestre pour finir l’exercice à une moyenne de 60%. Au final, le transporteur a réussi à fabriquer de la croissance dans un contexte difficile. Son chiffre d’affaires (social) progresse de 4% à 485 millions de DH pour un bénéfice net de 67,41 millions. Au niveau groupe, pour la première fois, le chiffre d’affaires consolidé atteint la barre symbolique de 600 millions de DH, en hausse de 4 points de pourcentage. Le résultat net part du groupe est de 69,68 millions de dirhams (+36).

S’il concède que les économies sur le carburant ont impacté les résultats, le président de la CTM doute que les importateurs-distributeurs pétroliers répercutent toutes les baisses du cours du baril. La banque centrale avait fait le même constat sans que le Conseil de la concurrence ne se saisisse du dossier. Pour le management du transporteur, les économies sur le carburant viendraient plus de la baisse de la consommation du parc auto de la compagnie et de la conduite économique. Le rajeunissement de la flotte (l’âge moyen du parc est de 2,5 ans) a permis de déplacer le curseur des charges de carburant.

Des véhicules plus jeunes signifient moins de consommation, moins de pièces de rechange et moins de fréquences dans les ateliers de maintenance. Chaque année, le transporteur investit un peu plus de 100 millions de DH dans l’acquisition de 35 à 40 véhicules et l’infrastructure. La cadence de renouvellement de la flotte est de 5 ans et demi. Pour le confort de sa clientèle, la CTM finance la rénovation des gares routières en lieu et place des communes.

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Pour l’essentiel, la croissance organique réalisée par l’entreprise provient de son activité au Maroc. L’international qui représentait jusqu’à 25% de ses revenus il y a seulement dix ans, ne pesait plus que 4% à fin 2016. Et structurellement, cette activité décroche de 4 à 5% tous les ans. La rupture a été l’accord d’open-sky conclu en 2006 avec l’Union européenne. L’arrivée des compagnies aériennes low-cost aux tarifs très agressifs a entraîné le transfert d’une partie de la clientèle des cars vers l’avion. Mais sur certaines destinations en Espagne, des villes moyennes qui ne sont pas connectées par des liaisons directes vers le Maroc, l’autocar continue de résister en se positionnant des liaisons point à point.

La régulation du transport routier des voyageurs est toujours fondée sur le système des agréments auquel plusieurs experts attribuent le retard de ce secteur. Le gouvernement PJD avait pourtant promis en 2012 sa remise à plat, mais au final, il a fait marche arrière. Résultat, depuis cinq ans, impossible pour la poignée d’entreprises structurées comme la CTM d’avoir d’agrément pour étendre leur réseau. Ce qui les contraint à se développer dans un périmètre figé. La CGEM avait proposé la création d’un fonds d’indemnisation de 900 millions de DH qui servirait à racheter les agréments à leurs détenteurs. Le projet a moisi dans le tiroir.

 

                                                                

• En route vers la Côte d’Ivoire
Le groupe CTM a conclu un mémorandum d’entente avec les professionnels ivoiriens en vue d’accompagner les opérateurs de transport routier de voyageurs dans la structuration de leur activité. Il s’agit donc d’un transfert de savoir-faire en attendant peut-être, le développement des partenariats avec des investisseurs locaux, explique le PDG de CTM, Ezzoubeir Errhaimini.
• TVA sur la messagerie: «Un malentendu oublié»
Le contentieux sur le taux de TVA à appliquer sur l’activité de messagerie est une vieille histoire soldée en 2015 à la suite d’une transaction avec l’administration. «C’était un gros malentendu», relève  le PDG de la CTM. Le fisc s’est réveillé un jour en notifiant aux entreprises de messagerie qu’elles n’étaient pas éligibles au taux de TVA de 14% et qu’elles étaient soumises au tarif de 20%. Il fallait donc «régulariser» en payant les 6 points de différentiel. Après des tractations et des échanges à travers la CGEM, le problème a été résolu.

 

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