International

Al-Sissi en visite chez son ami Trump

Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:4994 Le 03/04/2017 | Partager
Seront évoqués la lutte contre le terrorisme et le conflit israélo-palestinien
Mahmoud Abbas et le Roi Abdallah II de Jordanie attendus à Washington
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C’est un mini-ballet diplomatique que la Maison-Blanche entame avec les dirigeants arabes. La première rencontre officielle de Abdel Fattah al-Sissi avec Donald Trump se tiendra ce lundi à Washington, faisant de lui le premier président africain en visite aux Etats-Unis. 

C’est un mini-ballet diplomatique que la Maison-Blanche entame avec les dirigeants arabes. La première rencontre officielle de Abdel Fattah al-Sissi avec Donald Trump se tiendra ce lundi à Washington, faisant de lui le premier président africain en visite aux Etats-Unis.  Celui que le président américain qualifiait «d’homme fantastique», lors de leur rencontre en septembre dernier à New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, avait une relation tendue avec l’administration Obama qui avait suspendu une partie de son aide militaire au Caire pour «déficit démocratique».

«Le président Trump souhaite réaffirmer l’engagement profond et durable des États-Unis envers la sécurité, la stabilité et la prospérité égyptienne», a précisé James S. Brady, un des responsables du service presse de la Maison-Blanche.
Au programme de la rencontre, la lutte contre le terrorisme et le conflit israélo-palestinien au cœur des discussions depuis l’approbation jeudi dernier de la création d’une colonie en plein cœur de la Cisjordanie occupée, la première établie par un gouvernement israélien depuis plus de 25 ans. Cette colonie, surnommée Geulat Tzion, doit permettre de reloger une quarantaine de familles de la colonie d’Amona, démolie en février sur décision de la justice israélienne.

Plutôt que de condamner, ou au moins de critiquer cette décision, la réaction américaine a été très timide. L’administration Trump a seulement mis en garde vendredi contre l’expansion «non contrôlée» des colonies israéliennes qui peut être un obstacle à la paix. La colonisation est illégale au regard du droit international. Pour rappel, lors de sa campagne électorale, Trump a promis de reconnaître Jérusalem capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade américaine, sans se soucier des Palestiniens et de la majeure partie de la communauté internationale.

Quand le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a répété que pour les Nations unies la colonisation constituait un «obstacle à la paix» entre Israéliens et Palestiniens, la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a estimé que la décision du gouvernement israélien «d’établir une nouvelle colonie en plein cœur de la Cisjordanie (...) menaçait de fragiliser un peu plus les perspectives d’atteindre une solution viable à deux Etats».
Après Al-Sissi, Trump recevra le Roi Abdallah II de Jordanie le 5 avril ainsi que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas prochainement, la date n’ayant pas été communiquée.

 

 

 

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