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Politique

Gouvernement: Le casting cette semaine

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4994 Le 03/04/2017 | Partager
El Othmani et son équipe devraient être reçus en audience royale dans les prochains jours
Lachgar confirme qu’il ne sera pas ministre
La guerre des ministrables bat son plein
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Saâdeddine El Othmani a multiplié les contacts avec les autres patrons des partis de la majorité pour mener les derniers arbitrages relatifs à l’architecture du nouveau gouvernement et la liste des futurs ministres (Ph Bziouat)

Le nouveau gouvernement sera-t-il installé aujourd’hui? Plusieurs sources proches du dossier confirment que les partis de la coalition se sont mis d’accord sur l’architecture du gouvernement. La composition de la nouvelle équipe sera connue cette semaine. Saâdeddine El Othmani et son équipe devraient être reçus en audience royale pour l’installation officielle. Le chef du gouvernement a déclaré, à l’issue de la dernière réunion du secrétariat général du PJD, qu’il «n’avait pas d’informations» sur la date de l’investiture. Mais la nouvelle équipe devrait être prête avant l’ouverture de la séance parlementaire du printemps, prévue le 2e vendredi d’avril.

Saâdeddine El Othmani avait annoncé qu’après la finalisation de l’architecture du gouvernement, les étapes suivantes seront achevées rapidement. Il a multiplié les contacts avec les autres dirigeants de la majorité pour mener les derniers arbitrages. Les craintes d’un nouveau blocage à cause de l’USFP ont été rapidement dissipées. Plusieurs membres du secrétariat général du PJD se sont opposés à la présence de Driss Lachgar au gouvernement, alors que le bureau politique de l’USFP poussait dans le sens de la participation de son premier secrétaire. Intervenant devant les membres de son parti, samedi dernier à Bouznika, Lachgar a confirmé qu’il ne prendrait pas part au gouvernement.

Ce qui a certainement permis d’éviter une nouvelle tension avec le PJD, dont plusieurs membres n’ont pas encore avalé la pilule après l’entrée de l’USFP dans la majorité. Il rejoint ainsi d’autres chefs de partis de la majorité, qui ne feront pas partie de la nouvelle équipe gouvernementale. Il s’agit notamment de Mohand Laensar, secrétaire général du MP, président de la région de Fès-Meknès. Le casting définitif des ministres ne sera connu qu’après l’audience royale, où la nouvelle équipe sera installée officiellement. Entre-temps, la bataille des ministrables bat son plein au sein des partis de la majorité.

Du côté du PJD, quelques noms ont déjà filtré. Parmi eux, beaucoup de revenants. C’est le cas notamment de Bassima El Hakkaoui et Jamila Mossali. Une longue réunion a été tenue, jeudi soir au siège du PJD à Rabat, pour trancher dans la liste des ministrables du parti. Sur la liste des 30 profils élus la semaine précédente, les membres du secrétariat général ont établi une short-list. Elle comprend 3 candidats pour chaque département qui sera géré par le parti de la lampe. C’est le chef du gouvernement qui désigne le candidat final pour chaque portefeuille.

Au niveau des départements qui seront gérés par le PJD, El Othmani est resté évasif, se contentant de déclarer que le PJD «veut diriger certains ministères, mais tout dépend des négociations». Parmi ceux auxquels s’accroche le parti du chef du gouvernement, les secteurs de la Justice et de l’Equipement. En face, le RNI prendra en charge les départements à vocation économique, dont les ministères des Finances, de l’Industrie et de l’Agriculture.

L’USFP, quant à lui, aura quatre portefeuilles ministériels, dont celui en charge de la famille, selon les déclarations de Lachgar devant les membres de son parti à Bouznika. Lors du mandat précédent, des parlementaires de l’USFP avaient tenu la dragée haute à Bassima El Hakkaoui, qui dirigeait ce secteur. Le retour de ce portefeuille dans les mains d’un parti de gauche semble satisfaire les ONG, qui avaient mené un long bras de fer avec la ministre pjdiste.

Pugilat à l’Istiqlal

Les divisions semblent se creuser au sein de l’Istiqlal. Au lendemain de l’hommage rendu à Mhammed Bouceta, leader historique du PI, des membres du parti en sont venus aux mains lors d’une rencontre des structures parallèles, samedi dernier à Rabat. La bataille entre deux courants au sein de l’Istiqlal a dégénéré lors de cette rencontre au siège du parti à Bab El Had. Des istiqlaliens, membres de plusieurs structures du PI, dont celles de la jeunesse, des femmes, des avocats... ont dénoncé des actes d’une «bande criminelle, ayant causé de graves blessures dans les rangs des militants et des dégâts matériels importants». Ils ont appelé le secrétaire général à prendre ses responsabilités pour mettre fin à ces pratiques. Cette bagarre traduit la gravité de la situation au sein de l’Istiqlal, à quelques semaines seulement du prochain congrès. Un rendez-vous décisif lors duquel Hamid Chabat, très contesté au sein de sa formation, veut briguer un nouveau mandat, face à Nizar Baraka, qui porte «l’espoir d’unification de l’Istiqlal», selon plusieurs de ses soutiens.

 

 

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