Courrier des Lecteurs

Education: Agissons avant qu’il ne soit trop tard!

Par L'Economiste | Edition N°:4992 Le 30/03/2017 | Partager
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■ L’impasse de l’arabe
En matière d’éducation, le Maroc est mal barré!  J’ai eu en effet vent des résultats du Programme national d’évaluation des acquis des élèves de 2016… Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils sont loin d’être fameux! Que ce soit en mathématiques, en sciences ou encore en langues, les performances des élèves sont tout simplement catastrophiques! C’est honteux!  Même en langue arabe, la moyenne des élèves littéraires de première année du lycée public ne dépasse pas les 39 pour cent. Or, des failles en arabe entraînent automatiquement des mauvaises notes dans les autres matières car il s’agit de la langue de l’enseignement. Il faut donc à tout prix réformer l’apprentissage de l’arabe dans les écoles et vite! D’autant plus qu’il représente depuis toujours un réel tabou! Je pense qu’il faudrait former pédagogiquement les enseignants de cette matière primordiale pour le cursus de l’élève et revoir entièrement les programmes d’apprentissages de cette langue. L’on devrait également offrir des cours renforcés de soutien aux étudiants pour relever le niveau. Enfin, proposer des activités ludiques et originales pour motiver les élèves à s’investir intellectuellement dans cette matière. A méditer très sérieusement!
D.B.

■ La qualité à revoir entièrement
Même si le Maroc a réussi le pari de généraliser la scolarisation au primaire, la qualité est loin d’être au rendez-vous et entrave très sérieusement l’enseignement au sein du Royaume. Les méthodes utilisées, comme celle dite globale pour la lecture, sont totalement révolues! Les manuels scolaires sont quant à eux trop mal conçus! De qui se moque-t-on? Il faut changer la donne et vite! L’on devrait modifier le contenu des manuels scolaires, mais également former les enseignants à des méthodes d’apprentissage plus pédagogiques et plus ludiques telles que les images ou encore le théâtre! Il faudrait également donner les moyens à l’école de réussir sa mission et bannir toute restriction budgétaire. L’éducation est un secteur phare qui formera les futurs citoyens marocains. Il faut surtout ne pas la négliger et lui accorder l’attention qu’elle mérite.
F.M

                                                                                

■ Sacs en plastique: Ils sévissent toujours!

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Les sacs en plastique n’ont pas totalement disparu et sévissent toujours. L’on constate en effet depuis quelques mois que des sacs de déchet et de congélation sont de plus en plus utilisés dans le commerce. Une parade particulièrement bien trouvée! C’est malheureux de constater que, malgré tous les efforts fournis jusqu’à maintenant dans ce sens, la pratique n’a toujours pas disparu! Fort heureusement, les normes deviennent de plus en plus strictes à ce niveau et devraient changer définitivement la donne. Il n’y a plus qu’à espérer…
Y.K.
■ Produits naturels: Un créneau d’avenir à développer
Le secteur des produits naturels tels que l’huile d’argan ou encore de cactus mérite d’être développé. Déjà présent sur le marché, il faudrait simplement le restructurer et le réorganiser. Cela permettrait de créer des milliers d’emplois, mais pas seulement. Ce créneau pourrait également représenter un secteur phare de l’économie marocaine, et aurait une portée internationale s’il est bien soigné. D’autant plus qu’il ne rencontrerait aucun frein culturel puisque les Marocains sont réellement friands de produits naturels et de leurs bienfaits. L’on sait ainsi que l’huile d’argan est bénéfique pour la peau ou encore que le miel soigne les blessures. Un secteur «halal» qui mériterait un meilleur traitement! A bon entendeur salut!
H.M.

■ Musiciens de rue: Un retour en force!
 Nous faisons suite à votre article paru le 17 mars dernier sous le titre «Casablanca interdit la rue à ses musiciens». Tout d’abord, nous tenons à remercier vivement les autorités publiques d’avoir répondu à nos multiples plaintes en débarrassant notre place des musiciens qui menaçaient considérablement nos activités. Ces derniers empêchaient en effet les professionnels de travailler, diffusant leur musique via des hauts parleurs de 11h à 22h, prenant des pauses uniquement durant l’appel à la prière. Cependant, depuis quelques jours, ces musiciens sont revenus en force et défient l’autorité publique. Et quand on leur demande aimablement de s’éloigner, l’on nous répond que la rue n’appartient à personne! Nous sommes clairement en train d’assister à cette situation en toute impuissance… Que devons-nous faire en tant qu’employés et clients? Devons-nous déménager, faire appel à la justice ou la rendre par nos propres moyens?
 Syndic Bab El Kebir

n Viande bovine: Un sérieux manque de contrôle!
La viande bovine au Maroc manque clairement de contrôle. La chaîne de froid n’est que rarement respectée! Il n’y a qu’à constater les étalages des bouchers en plein air à 25 degrés… C’est honteux! La faute à une corruption qui sévit dans ce domaine, et ce depuis des lustres. Au final, c’est le consommateur qui trinque, et sa santé est clairement menacée. Il faut changer la donne et instaurer des normes à respecter en termes d’hygiène et de chaîne de froid. Cela devient urgent!
N.B.

 

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