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Entreprises

IT: La très lente mise à jour stratégique

Par Safall FALL | Edition N°:4964 Le | Partager
Agence du numérique, structure d’animation des écosystèmes… Les professionnels s’impatientent
PLF 2017: Le e-commerce veut se passer de la TVA pour booster sa croissance
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Après une première édition aux promesses tenues, l’Apebi confirme le positionnement panafricain de l’AITEX et prend déjà rendez-vous pour septembre prochain. L’évènement se veut une vitrine de choix pour l’offre exportable IT marocaine (Ph. Jarfi)

«Nous avons touché le fond en 2016». En s’exprimant ainsi, Saloua Karkri-Belkziz, présidente de l’Association marocaine des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (Apebi), espère sans doute provoquer un électrochoc pour remettre le secteur au rang des priorités. En plein vide gouvernemental, les professionnels de l’IT s’impatientent pour la mise en place des structures d’opérationnalisation des écosystèmes de performance offshoring, lancés en mai 2016, et du plan Maroc Digital 2020. Il s’agit respectivement de la structure d’animation de ces écosystèmes ainsi que de l’Agence de développement de l’économie numérique.

Pour cette dernière, le projet de texte devant mener à sa création effective est pourtant déjà dans le circuit législatif. «Nous avons absolument besoin de cette agence si l’on ne veut pas que le plan Maroc Digital 2020 reste un projet sur le papier», explique Saloua Belkziz, également patronne de GFI Maroc. Rappelons-le, ce plan est une nouvelle mouture de Maroc Numeric 2013, capitalisant sur ses réussites mais aussi et surtout sur ses échecs. Moulay Hafid Elalamy,  le promoteur de cette stratégie et ministre de tutelle du secteur, veut lui imposer le même rythme que dans l’industrie: l’accélération. Les objectifs sont ambitieux.

Du moins sur le papier: Transformation numérique de l’administration (+50% des démarches à dématérialiser), réduction de la fracture numérique (50% de réduction du gap d’accès numérique), renforcement de l’écosystème d’acteurs locaux (30.000 professionnels de l’IT à former). Enfin, faire du Maroc une véritable plaque tournante régionale du digital (5 à 10% de croissance de l’offshoring, numéro 1 en Afrique francophone et numéro 2 à l’échelle continentale). Les  contrats de performance de l’offshoring, quant à eux, visent 1,5 milliard de DH d’investissement, 18 milliards de DH de business à l’export, et la création de 60.000 nouveaux emplois. Six métiers sont concernés (CRM, ITO, BPO, ESO, KPO).

En attendant, les professionnels restent suspendus à toutes ces promesses, et surtout celles de leur mise en œuvre. Cela, en plus de se débattre avec d’autres contraintes telles que les délais de paiement qui asphyxient un secteur composé essentiellement de PME/TPE. Pour 2016-2018, l’Apebi compte davantage se positionner sur l’offshoring à valeur ajoutée, l’export pour pallier les contraintes du marché local, ou encore la promotion du e-commerce. Sur ce dernier chantier, en l’occurrence, la fédération a proposé dans le cadre du projet de Loi de Finances 2017 une exonération de la TVA au profit des e-commerçants pour booster la croissance du segment. La filière table aussi sur le lancement cette année, par l’Agence nationale de la réglementation des télécoms (ANRT), d’une plateforme de paiement mobile. A mi-mandat, le bureau actuel de l’association revendique un taux de réalisation de 60% de son plan d’actions, en dépit d’une conjoncture difficile.

 

 

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