Habillage_leco
×

Error message

User warning: The following module is missing from the file system: fb_instant_articles_display. For information about how to fix this, see the documentation page. in _drupal_trigger_error_with_delayed_logging() (line 1143 of /home/leconomi/public_html/includes/bootstrap.inc).
Competences & rh

Brown-out: Attention perte de repère!

Par Karim Agoumi | Edition N°:4945 Le 24/01/2017 | Partager
Une nouvelle forme de souffrance qui gagne actuellement les salariés
Désintérêt, irritation, dépression, manque de concentration… de nombreux symptômes !
Active Partnering, atelier du sens, coaching d’affaires... les solutions pour vaincre le malaise
brown_out_045.jpg

Après le burn-out et le bore-out, une nouvelle maladie gagne actuellement les bureaux: le «brown-out». Cette nouvelle forme de souffrance au travail se traduit par une perte de repères des salariés et par un désintérêt total de leur travail pouvant aller, dans certains cas, jusqu’à la dépression! Pour changer la donne, le manager doit les aider à «personnaliser» à nouveau leurs fonctions et à leur redonner du sens coûte que coûte.

Signifiant littéralement «baisse de tension», le brown-out se caractérise par un sentiment d’incompréhension des troupes d’un groupe vis-à-vis des tâches à effectuer dans le cadre de leur métier, qu’ils considèrent comme absurdes et inutiles.  Les employés sont alors pris d’un sentiment de ne plus pouvoir «bien faire» et s’interrogent sur la légitimité même de leur travail. Ils perdent alors tout intérêt dans leurs tâches et souffrent en silence, confie Saif Allah Allouani, psychosociologue et coach expert en bonheur authentique. «Cette forme de souffrance se manifeste par un détachement émotionnel des salariés vis-à-vis de leur travail. Ils deviennent alors indifférents et apathiques.

On parle alors d’engourdissement professionnel», ajoute le spécialiste. En résultent alors un véritable désengagement et un manque de motivation profond qui déteignent négativement sur leur concentration, leur créativité et ainsi sur la qualité de leur travail. A moyen terme, des syndromes psychosomatiques peuvent même apparaître dont notamment la léthargie, l’irritation, voire même la dépression, nous apprend l’expert.

Pour vaincre ce malaise sans pousser le salarié à démissionner, le manager doit absolument «personnaliser» les tâches de ce dernier. Le brown-out est en effet totalement réversible, souligne Saif Allah Allouani. Il est tout d’abord conseillé pour cela d’instaurer un partenariat actif ou «active partnering» qui consiste plus exactement en une réunion remplaçant l’entretien annuel de performance et qui donne l’occasion aux collaborateurs de préciser leur raison d’être au travail, la finalité de leurs missions ainsi que l’utilité de leurs rôles.

Une méthode originale et pour le moins efficace au sein de laquelle les objectifs discutés peuvent être également liés à la vie privée ou encore aux ambitions personnelles de l’employé, souligne Saif Allah Allouani. Le manager peut également mettre en place un atelier sur le sens visant à renforcer le sentiment de cohérence, d’appartenance et de reconnaissance des troupes et donc à accroître leur taux de satisfaction au travail. Et ce n’est pas tout. Des séances de yoga peuvent aussi être organisées afin de restaurer calme et lucidité dans l’esprit des employés, explique le psychosociologue. Enfin, il est possible pour l’entreprise de recourir aux services d’un coach d’affaires, une forme de relation d’aide qui a déjà fait ses preuves, renchérit le spécialiste.

 Le brown-out touche les salariés de nombreuses entreprises à l’échelle internationale. Le syndrôme s’accentue suite aux effets de  la mondialisation et de la montée des exigences en termes de performance, précise Saif Allah Allouani. Au Maroc, le phénomène n’a pas encore été identifié en tant que tel, ajoute le spécialiste. Il est le plus souvent associé à une forme aigüe de stress et à un ralentissement de la motivation des troupes.

Les signes qui ne trompent pas

Plusieurs signes ne trompent pas lorsqu’il s’agit de brown-out. Le malaise peut être tout d’abord reconnu lorsque le salarié travaille de longues heures sans démontrer le moindre intérêt pour ses tâches, explique Saif Allah Allouani, psychosociologue et coach expert en bonheur authentique. Le travail donne alors l’impression de représenter une corvée n’apportant aucune forme de challenge et pas la moindre motivation. L’employé a également toujours le sentiment que son travail n’est pas achevé et reste connecté sur son adresse électronique professionnelle pendant les week-ends. Le phénomène peut aussi apparaître si l’employé ne parvient pas à se projeter dans l’avenir et n’a aucune idée de l’évolution possible de sa carrière. Le cas devient même alarmant lorsque les absences des employés se multiplient sans raison valable. Le brown-out peut enfin survenir lorsque les salariés deviennent du jour au lendemain irritables et perdent tout sens de l’humour, nous apprend le spécialiste.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc