Courrier des Lecteurs

COP22: Ce qui a marché... ou pas?

Par L'Economiste | Edition N°:4904 Le 24/11/2016 | Partager
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■ Défi réussi pour le Maroc
La COP22 s’est globalement soldée par une profonde réussite pour le Maroc. A travers l’organisation d’un tel évènement international, le Royaume a en effet pu  mettre en exergue sa stabilité politique, institutionnelle et sécuritaire. Le pays a également prouvé les performances indiscutables de ses politiques, en particulier en matière d’eau, d’agriculture et d’énergies renouvelables. Mais pas seulement! Le Maroc a également mis en exergue sa forte implication avec la communauté internationale pour faire face au défi climatique. Bravo pour tous ces acquis! Néanmoins, il ne faudra pas s’arrêter en si bon chemin. Une toute nouvelle gouvernance «climat» s’impose clairement au sein de notre pays et requiert de mette en place un cadre institutionnel adéquat et une législation adaptée. Réussir ce tour de force nécessitera aussi une refonte complète des formes d’accès à la finance climat.
Ali Agoumi
■ Débordement au démarrage
Les premiers jours notamment, l’évènement était en effet marqué par des files d’attentes interminables. Des centaines de visiteurs étaient contraints d’attendre suite à des retards et à des imprévus causés par des cafouillages au niveau de l’organisation. Autre souci de taille et non des moindres, la distribution des badges d’entrée. En effet, de nombreux participants n’avaient pas leur badge le premier jour de la manifestation.
J.P.

■ Une signalisation «brouillonne»
La signalisation de la COP22 laissait clairement à désirer! En effet, si les toilettes et les restaurants étaient bien indiqués, les salles de conférence, les sorties et les différents espaces des zones bleues et vertes manquaient cruellement de signalétiques. Résultat? Tout le monde cherchait. Et ce n’est pas tout. Lorsque l’espace était enfin trouvé, la liste des stands était classée par ordre numérique et non alphabétique, ce qui ne facilitait aucunement la tâche aux visiteurs. Ces derniers prenaient plus de dix minutes pour trouver le nom d’un exposant, le temps de lire les dizaines de noms inscrits.
P.C.

■ Un hôte exemplaire
Le bashing autour de l’évènement de la COP22 été intense, mais il est difficile d’y voir bien clair dans ce qui a été décidé entre les différentes nations. En même temps, engager 200 pays à se coordonner et à faire des concessions au profit de l’environnement n’est clairement pas chose aisée! Si l’on se demande si le Maroc a été un hôte exemplaire, je pense que la réponse est oui! L’accueil à Marrakech a été exemplaire, chacun a pu voir un goût de l’hospitalité marocaine. Après ça, je suis sûr que le tourisme va beaucoup bénéficier de ce coup de pub. De plus, pour ce qui est de montrer l’exemple en termes d’engagement pour l’environnement, le Maroc a fait également honneur à sa qualité d’hôte. Les efforts politiques et les engagements de la société civile ne sont plus à prouver. Enfin, les parties ont bien réagi à l’élection d’un oiseau de mauvais augure nommé Donald Trump! Ceci dit, l’accord n’a pas tellement eu d’avancée historique. Les contributions politiques sont encore bien trop «insuffisantes» pour réellement marquer les esprits. Le climat n’attend pas, d’autant plus que des études récentes affirment que les bases de l’accord de Paris ne suffisent pas. Le fonds des 100 milliards de dollars n’a pas non plus été engagé. Au final,  la COP22 n’aura pas été historique mais le Maroc n’a quant à lui pas à rougir non plus.
S.B.

                                                                    

Inondations: La faute à la météo, vraiment?

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■ La ville submergée par les eaux
 La saison des pluies a débuté dans le Royaume. Il a fallu néanmoins à peine quelques heures pour que la ville de Tanger soit submergée par les eaux! Un schéma qui se répète fatalement depuis plusieurs années. Plusieurs voies ont été inondées dans la ville, dont notamment la récente trémie inaugurée l’an dernier à Riad Tétouan.
Il faut à tout prix changer la donne et mettre en place un programme concret de lutte contre les inondations. La prévention des catastrophes naturelles est aussi un domaine sur lequel il faudrait miser sérieusement pour éviter à l’avenir ce genre de drame!
 D.D.
 
■ Sensibiliser et vite!
Il aura suffi de quelques heures de précipitations pour que Tanger soit entièrement ‘submergée’ par les eaux. Le Maroc dispose pourtant bel et bien d’un plan national de lutte contre les inondations… Alors comment se fait-il que, chaque année, nous assistons au même spectacle désolant? Vivement que les élus prennent conscience de la nécessité d’agir en amont. Car c’est bien de conscience dont il s’agit avant tout! Il faudrait sensibiliser les élus et les responsables des dangers encourus par les citoyens de la ville du détroit  et des coûts inhérents à leur négligence.
H.S.
 
■ Capitalisons sur les expériences passées
Depuis lundi dernier, des averses ont carrément inondé les voiries de la ville de Tanger. Comment des averses on pu transformer cette métropole en «piscine olympique», gelant au passage la circulation mais également les activités d’unités industrielles... C’est à croire que nos autorités ne capitalisent pas sur les expériences passées! En plus de cela, Ces pluies ne marquent que le début de la saison hivernale… Je me pose alors des questions et m’inquiète à ce sujet… A bon entendeur salut!
 A.P.

                                                                    

■ Triporteurs électriques: Une bonne initiative!
Des triporteurs entièrement électriques seront bientôt fabriqués au Maroc à Tanger. La ville du détroit comportera ainsi dès 2017 une véritable usine de fabrication de bicyclettes et de triporteurs. Il était temps que le Royaume produise des triporteurs électriques. Ces engins deviennent en effet de plus en plus nombreux et polluent sans cesse nos villages et nos villes. La solution me semble toute trouvée pour mettre fin à ce problème. Reste à démocratiser par la suite l’utilisation de ces véhicules et de les rendre financièrement accessibles à la plus large partie de la population. Un pari pas gagné d’avance mais tout à fait honorable. Encourageons ce type d’initiatives!
M.M.

■ Al Hoceïma: Enfin des solutions concrètes!
Rien n’affirme que l’affaire Mohcine Fikri y soit directement pour quelque chose… Pourtant, des solutions ont récemment vu le jour pour résoudre la précarité de certains pêcheurs à Al Hoceïma. Au total, près de 88 marins pêcheurs bénéficieront de moteurs pour barques de la pêche artisanale… Je pense qu’il s’agit d’une bonne initiative pour commencer à améliorer les conditions de vie et de travail de ces travailleurs de la mer. Cependant, c’est insuffisant. Il me semble nécessaire de réglementer les lois rattachées à la profession dans la région et à s’assurer de son application! La législation du secteur doit absolument être prise au sérieux pour éviter que d’autres «drames sanglants» ne se produisent à l’avenir…
D.M.

■ Poison blanc
Il y a de cela quelques années, vous aviez publié un beau dossier dans lequel j’étais cité, ouvrant la voie au développement de la culture de stevia dans notre pays. Dans cet article, vous mentionniez que trois importants organismes nationaux, associés à un investisseur étranger, mettaient deux cent millions de DH et allaient investir dans le développement de cette culture au Maroc. Qu’en est-il concrètement aujourd’hui? Produisons-nous de la stevia? Avons-nous réduit l’avancée des glycémiques et permis aux hôpitaux de réaliser des économies et d’affecter ces dernières à d’autres soins? Naturellement, devant un investissement aussi important, les portes étaient fermées aux petits agriculteurs. C’est d’ailleurs la réponse qui m’a été donnée à la journée mondiale de l’agriculture familiale: «Quand les grands s’y mettront, les petits suivront». Autre question; devant l’importance des investisseurs nationaux cités, avions-nous besoin d’un investisseur étranger? Qu’avait-il à nous apporter dont nous ne pouvions disposer? Pour ma part, avec de très faibles moyens, j’ai cru avoir apporté une forte contribution tant au niveau d’organismes nationaux qu’en faveur de privés. Or, le constat d’aujourd’hui demeure que nous apportons des milliards de dirhams de matières premières pour continuer à produire chez nous ce fameux poison blanc subventionné. Avons-nous consacré une infime partie de ces milliards de subvention pour développer cette culture appelée à devenir le sucre de demain?
D.A.
■ Casablanca: Une circulation catastrophique!
La circulation à Casablanca laisse toujours autant à désirer! Hier soir, après ma journée de travail, je devais me rendre dans un quartier voisin pour faire quelques emplettes. J’ai mis en tout et pour tout près d’une heure pour un trajet qui n’aurait pas dû dépasser 20 minutes!
Ce n’est pas normal du tout! Bouchons excessifs, pollution sonore, conducteurs énervés et fatigués au volant, policiers dépassés par les évènements… C’était un véritable chaos urbain! Je pense que le parc automobile devient trop important dans la ville blanche. Que fait la wilaya de cette métropole?
Il faut à tout prix agir au plus vite et trouver de nouvelles solutions pour fluidifier le trafic.
Il devient nécessaire de multiplier le nombre de voies de tramway, de revoir la signalisation et de former les agents de circulation à gérer ce genre de situation.
H.M.

 

 

 

 

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