COP22

Santé & Climat: L’OMS tire la sonnette d’alarme

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4897 Le 14/11/2016 | Partager
Pays et établissements de santé sommés de réagir en urgence
Investir pour la protection de la santé contre les risques liés au climat
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Au Maroc, en cas d’émissions de GES élevées, les décès dus à la chaleur chez les +65 ans devraient augmenter à près de 50 décès pour 100.000 habitants d’ici à 2080 le niveau de référence est de seulement moins de 5 décès pour 100.000 habitants par an entre 1961 et 1990

Entre 2030 et 2050, les changements climatiques devraient causer 250.000 décès annuels supplémentaires dus au paludisme, à la malnutrition, à la diarrhée et au stress thermique. Selon les estimations de l’OMS, le changement climatique est déjà à l’origine de dizaines de milliers de décès chaque année. Ces décès sont dus à des épidémies survenant plus fréquemment de maladies telles que le choléra, à la répartition géographique beaucoup plus étendue de maladies comme la dengue et à des événements climatiques extrêmes comme les vagues de chaleur et les inondations. Dans le même temps, près de 7 millions de personnes chaque année meurent de maladies causées par la pollution de l’air, telles que le cancer du poumon et l’accident vasculaire cérébral. Ceux qui paient la note la plus salée sont les femmes, les enfants, les personnes âgées et les plus démunis. Les inégalités déjà criantes dans le domaine de la santé vont donc continuer à s’aggraver.
Partant de ce constat et de ces prévisions, la campagne BreatheLife de l’OMS et de la Coalition pour le climat et l’air a été lancée durant une conférence de la COP22. Ministères, experts en santé et praticiens, organisations non gouvernementales et experts du climat et du développement durable, y étaient réunis. Si le passage à des sources d’énergie plus propres permettra de diminuer les niveaux des polluants climatiques et atmosphériques et de fournir l’électricité nécessaire aux établissements de santé des pays à revenu faible, le secteur de la santé est appelé à fournir plus d’efforts pour promouvoir des établissements et des technologies à faibles émissions de carbone. Il s’agira également de s’inscrire comme chef de file pour ce qui est d’informer les responsables de l’élaboration des politiques et le public du caractère urgent de la situation. Quant aux pays, ils doivent adopter une nouvelle approche pour établir le lien entre l’évaluation économique des effets sanitaires et le changement climatique. L’OMS a annoncé la création d’un nouveau groupe de travail à ce sujet. Les progrès déjà accomplis par les pays sont actuellement mesurés (40 profils sont d’ores et déjà publiés) afin d’initier rapidement une efficace coalition pour le climat englobant la santé et l’environnement.

 

 

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