Courrier des Lecteurs

COP 22: L’évènement de la décennie

Par L'Economiste | Edition N°:4895 Le 10/11/2016 | Partager

■ C’est parti!

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C’est parti! La COP 22 a officiellement débuté dans la ville ocre. Il s’agit ni plus ni moins de la quinzaine où se jouera l’avenir de la planète!  Au total, pas moins de 30.000 participants sont de la partie.
L’accord sera ratifié par un minimum de 55 pays. Objectif: joindre leurs efforts pour maintenir la hausse de la température moyenne de la planète au-dessous de 2 degrés Celsius. Une manifestation internationale de grande envergure qui devrait permettre aux pays développés d’aider financièrement les pays en développement, premières victimes des changements climatiques. Néanmoins, je pense que l’argent ne suffira pas à régler la question. Il faut également penser à développer les bonnes compétences pour que ces pays apprennent à s’adapter à ces changements.
 Le transfert de nouvelles technologies me semble également nécessaire pour la création d’une économie «verte». Espérons que l’évènement sera à la hauteur des promesses!
H.P.

■ Une promo rêvée pour la ville ocre!
Marrakech sera sous les feux des projecteurs durant près de deux semaines! La ville ocre a entreprise par ailleurs un grand nombre de chantiers pour accompagner cette manifestation mondiale. Des projets aussi primordiaux que la circulation de bus électriques, la dotation de la ville en vélib (plus de 300) ou encore l’organisation du premier championnat de voitures électriques au monde! La région a ainsi été rénovée, remise à neuve et «retapée». Mais pas seulement. L’accent a été également mis sur le volet sécuritaire à travers le déploiement de nombreux policiers dans toute la ville. Des changements qui permettront de véhiculer l’image d’une ville moderne, ouverte et écologique. Bravo aux organisateurs!
Y.C.
■ Une aubaine pour le Royaume!
Chacun connaît plus ou moins bien tous ces mots simples en apparence, mais complexes que sont la COP, le développement durable, les changements climatiques… Cependant, nous avons tous en commun une chose: contribuer à la préservation de notre planète! Impossible d’éviter toute la communication tournant autour de cet évènement. Certains restent indifférents, mais je demeure enthousiaste car beaucoup de jeunes et d’entreprises ont pu s’informer en détail sur les enjeux décisifs du climat. L’on nous avait annoncé beaucoup de retard mais, finalement, il semble que nous sommes  prêts à un moment où tous les regards de la planète sont tournés vers la ville ocre. Les entreprises marocaines vont bénéficier d’une tribune pour leurs dernières innovations. Les touristes du monde entier vont par ailleurs réaliser qu’il n’y a aucun risque à venir profiter de la richesse de notre pays. Mais, au-delà des retombées économiques diverses, n’oublions pas l’essentiel... Le Maroc a l’occasion de s’affirmer comme une nouvelle référence en Afrique!
J.B.

                                                                      

Egalité des genres: Ce n’est pas gagné!

■ Le Maroc mauvais élève!
Le Maroc a été très mal classé dans l’indice mondial de l’écart entre les genres établi par le Forum économique mondial (WEF), pointant à la 137e place sur un total de 144 pays. Il faut dire que les femmes sont encore trop minoritaires dans le milieu politique, aux postes ministériels ainsi que dans les hautes fonctions de l’Etat.  De plus, la participation des femmes à la population active demeure particulièrement faible… De tels résultats me déçoivent et portent clairement atteinte à l’image du Royaume. Il faut à tout prix changer la donne en développant l’éducation et la formation des femmes et en les poussant à s’impliquer dans la vie sociale, économique et politique du pays.
O.H.

■ La représentativité des femmes… essentielle!
Les carences de la démocratie marocaine en matière de représentation politique des femmes constituent un véritable obstacle à l’établissement d’une citoyenneté égale pour tous. Heureusement que l’opinion publique marocaine a compris qu’une démocratie qui ne permettait pas aux hommes et aux femmes d’être représentés de façon équitable n’est pas une véritable démocratie. A mon avis, on ne peut parler de démocratie participative sans évoquer la question de la parité. Or, en l’absence de quotas, les femmes n’étaient pas représentées au sein de l’hémicycle. Ce qui est grave pour le développement du pays. Grâce à l’action des associations féminines, ces carences sont aujourd’hui en train d’être comblées.
K.P.

                                                                      

■ 1,6 million de pauvres: Le chiffre qui fait mal!
Le Maroc comptait pas moins de 1,6 million de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté en 2014, ce qui représentait pas moins de 4,8% de la population.
C’est en tout cas ce qui ressort de l’enquête nationale sur la consommation et les dépenses des ménages que vient de présenter le Haut commissariat au plan (HCP). Cette catégorie de la population regroupe plus précisément les personnes ne parvenant pas à couvrir les besoins dits essentiels tels que le logement et l’alimentation. Elles sont surtout présentes dans les zones rurales.
Quoi qu’il en soit, ce chiffre me choque! Il est temps que l’Etat agisse pour réduire la pauvreté au sein du Royaume en offrant des logements sociaux aux personnes dans le besoin ou encore en subventionnant davantage de produits alimentaires de première nécessité. Mais pas seulement! Il faut également que les mairies des villes projettent de loger les habitants des bidonvilles dans des logements décents et mettent en œuvre un programme d’insertion sociale pour cette catégorie de la population. Agissons et vite, ces gens sont dans le besoin!
J.D.

■ Al Hoceïma: Les leçons du drame
En tant que citoyen marocain, je déplore le décès dans des conditions horribles du jeune Mouhcine Fikri à Al Hoceïma. Je présente mes sincères condoléances à sa famille et partage l’émotion de tout le peuple marocain suite à ce dramatique évènement. Cependant, d’après les éléments de l’enquête officielle, il ne s’agit pas d’un petit vendeur ambulant qui vend quelques kilos de poissons sur une charrette.
Il s’agit d’un grossiste qui a acheté pour une valeur de 100.000 DH une demi-tonne d’espadons à des pêcheurs du port d’Al Hoceïma, en sachant que la pêche de cette espèce était interdite, et en espérant tirer un gros profit de la vente.
Comment se fait-il qu’un camion chargé d’une espèce de poissons interdite ait pu sortir du port sans problème, et que le procès-verbal de destruction ait été établi avant l’opération. Enfin, l’opération de destruction elle-même est précipitée et archaïque: appel à un camion à ordures et destruction en centre ville en présence de Mouhcine Fikri et ses compagnons.
Les leçons à tirer de ce dramatique évènement sont de plusieurs ordres. Il y a lieu tout d’abord de réformer notre administration pour qu’elle soit plus efficace en respectant strictement les procédures.
Il faut également lutter activement contre la corruption qui permet l’exercice de professions et d’actions illicites. Enfin, il y a lieu de préparer et mettre en œuvre un véritable Plan Marshall pour toutes les régions sous-développées du Maroc.
En Tunisie, c’est le sous-développement de certaines régions intérieures qui a été une des causes de la Révolution du Jasmin en 2011. Je préconise qu’au sein du ministère de l’Economie nationale, dans le prochain gouvernement, il y ait création d’une Direction des régions sous-développées qui travaillerait en concertation avec la direction des collectivités locales du ministère de l’Intérieur et des présidents de régions avec une priorité absolue: la création d’emplois.
Jawad Kerdoudi,
président de l’IMRI

■ Hooliganisme à Tanger: Le «casse» de trop!

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Il faut absolument que ce genre de pratiques cesse. Pour cela, il faut réaménager les stades et revoir l’organisation des matchs en insistant sur le volet sécuritaire. Les forces de l’ordre et les agents de sécurité doivent par ailleurs être formés à ce niveau, afin de pouvoir contrôler et avoir la mainmise sur ce type de situation.
Il faudrait également lancer des campagnes médiatiques pour sensibiliser les citoyens à bannir ces mauvaises habitudes. Dernière solution, organiser des matchs en dehors des grandes villes pour éviter tout incident et pour minimiser la «casse». Réagissons et vite! Des vies humaines sont en danger! A bon entendeur salut!
S.M.

 

 

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