Evénement

Bab Ighli: Le cabinet Oualalou-Choi signe une œuvre «nomade»

Par Fatima HAÏM | Edition N°:4895 Le 10/11/2016 | Partager
Un village sorti de terre en 5 mois
Un chantier pharaonique de 30 hectares
Un budget de 500 millions de DH

Situé au sud de Marrakech (Agdal), le site de Bab Ighli accueille depuis le 7 novembre la 22e Conférence sur le climat… Ce chantier pharaonique, qui s’étend sur une superficie de 30 hectares, part d’une situation ex nihilo, un terrain totalement nu. Un vrai défi pour les concepteurs.  Signé par le cabinet Oualalou-Choi, le village s’inspire d’un concept d’architecture «nomade». Le site illustre bien la notion d’urbanisme temporaire à grande échelle du village. Le binôme d’architectes s’est déjà illustré auparavant avec d’autres réalisations éphémères: le Pavillon du Maroc (Expo de Milan en 2015) ou encore le parvis de l’Institut du Monde Arabe à Paris en 2014…

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L’esplanade est répartie en deux espaces, abritant quatre zones: la Zone bleue (sous l’égide des Nations unies), la Zone verte (société civile), la Zone inondations et la Zone de rencontres et de travail. Une porte monumentale de 12 mètres de hauteur et de 50 mètres de largeur marque l’entrée de la salle plénière (Zone bleue). La forme et la géométrie de cette imposante façade évoquent un cachet architectural typiquement marocain. Elément central, cette structure est issue de l’assemblage de chevrons de bois superposés, pour proposer une nouvelle lecture des formes et volumes.

                                                                      

 

■ Un chantier construit en un temps record!

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Pendant 5 mois, 600 ouvriers et techniciens ont travaillé d’arrache-pied pour achever les travaux et livrer le chantier dans les délais impartis. Le village, dont le budget est estimé à 500 millions de DH, a été conçu selon les normes écologiques les plus innovantes dans un souci «d’exemplarité environnementale» pour être en phase avec les enjeux de la COP. Pour preuve, 95% des éléments sont réutilisables et recyclables (matériaux à empreinte carbone réduite).

 

 

 

 

 

 

                                                                      

■ La canopée: Pièce maîtresse de l'ouvrage

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Le village se dresse face aux murailles de la ville avec comme arrière-plan les massifs de l’Atlas. Un projet d’aménagement «évolutif» dont les infrastructures s’intègrent harmonieusement dans le paysage local, en total accord avec la diversité du territoire. «Il s’agissait d’inventer une architecture qui parle du Maroc tout en parlant au monde. Le thème de la tente a été une évidence», explique Tarik Oualalou, architecte en chef chargé de l’aménagement de Bab Ighli.
En effet, la structure principale est constituée d’une grande canopée qui s’étend sur 1 kilomètre de long et 18 mètres de large, recouvrant entièrement le ciel. Une tente qui se veut «l’expression d’une forme à la fois primitive et universelle».
Pour la conception de la tente, véritable innovation technique, le cabinet d’architectes a fait appel au groupe Serge Ferrari, spécialiste dans la conception de matériaux durables et de toiles composites. En effet, la toile, parfaitement étanche, garantit un effet de transparence et de luminosité tout en évoquant le paysage environnant…

 

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