Evénement

Ce qu’est devenu Solar Impulse

Par Safall FALL | Edition N°:4895 Le 10/11/2016 | Partager
Une «Alliance mondiale des cleantechs» sera lancée ce vendredi à Marrakech
Au programme: innovations, financements… et beaucoup de lobbying!
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Bertrand Piccard, chercheur et initiateur du programme d’avion solaire «Solar Impulse», mise sur cette démonstration à l’échelle mondiale pour booster les cleantechs (Ph. Mokhtari)

- L’Economiste: Quatre ans après votre atterrissage à Rabat, vous avez poursuivi votre challenge vers plusieurs capitales de la planète… Avez-vous le sentiment de la mission accomplie?
- Bertrand Piccard:
Mon objectif, quand j’avais lancé le programme «Solar Impulse», c’était de disposer d’un outil crédible pour promouvoir les technologies propres. L’idée était de développer un projet très spectaculaire et qui montre que les cleantechs peuvent réussir l’impossible. Maintenant ça a marché: on a montré que ces technologies peuvent faire voler un avion sans carburant et faire mieux finalement avec l’énergie solaire qu’avec le pétrole. Le but est maintenant d’aller plus loin en créant l’Alliance mondiale des technologies propres et regrouper tous les acteurs de ce domaine. Elle regroupera les start-up qui innovent, les industriels et les entreprises qui utilisent ces solutions et la société civile qui les promeut.

- Ça reste plutôt des acteurs essentiellement non étatiques… C’est assez pour peser sur les décisions?
- Nous aurons aussi des institutions financières internationales et l’Alliance des villes pour le développement durable… C’est vraiment une histoire de mettre ensemble tous ces acteurs de cleantechs pour leur permettre de développer au sein de l’Alliance des synergies et peut-être trouver des sociétés prêtent à investir dans les start-up et puis de promouvoir la filière des technologies propres auprès des institutionnels et des grandes entreprises. Si on arrive à avoir de très bonnes connaissances  de ces solutions, on pourra intéresser les gouvernements.
- Justement, la problématique de l’attractivité au financement est réelle sur ce segment…
- Ce que l’on constate aujourd’hui, c’est que la plupart des cleantechs sont rentables. Elles créent de l’emploi et rapportent de la valeur. Elles permettent de développer l’économie des pays, même dans ceux en développement. Il y a énormément de potentiel d’emplois locaux sur ce segment qu’il faut transformer en opportunités réelles. Il y a encore tellement de pays du Sud qui dépensent énormément d’argent pour acheter des énergies fossiles à l’étranger. S’ils arrivent  à la créer au niveau local grâce aux technologies propres, c’est autant de moyens financiers qui pourraient servir d’autres causes. L'on va parler beaucoup des problèmes dans toutes les conférences internationales. Il faut désormais se pencher sur les solutions et elles sont déjà là! Cette alliance permettra justement de constituer un véritable catalogue de solutions pour transformer nos habitudes.
Propos recueillis par Safall FALL

 

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