Evénement

BEI: «Noor est un modèle de coopération»

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4894 Le 09/11/2016 | Partager
Un encours global de 2,5 milliards d’euros de la Banque au Maroc
De nouveaux partenariats avec l’ONEE et BMCE
L’annonce officielle prévue en marge de la COP22
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«Historiquement, le Maroc et la Tunisie ont toujours été les principaux bénéficiaires de nos financements», annonce Roman Escolano, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI) (Ph. Bziouat)

Le complexe solaire Noor est financé à hauteur de 1,2 milliard d’euros (soit 60% du montant global) par plusieurs institutions financières de l’UE (dont la BEI, l’AFD et KfW). Le site est aujourd’hui considéré comme l’un de ses projets emblématiques en Afrique. Roman Escolano, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI) retrace les priorités de son institution au Maroc.
- L’Economiste: Hormis Noor Ouarzazate, quels sont aujourd’hui les projets que la BEI compte parmi ses réalisations phares au Maroc?
- Roman Escolano:
Le complexe Noor est une belle réussite. Mais je pense que lors de la COP22, nous allons dévoiler d’autres réalisations. Nous travaillons sur une série de projets au Maroc. L’ONEE et Autoroutes du Maroc figurent parmi nos plus grands clients. L’extension des lignes de tramway de Rabat et Casablanca font également partie des projets les plus visibles sur lesquels nous travaillons depuis un moment. La BEI s’apprête à signer avec l’ONEE un nouveau financement pour l’extension et  la modernisation du réseau d’assainissement des moyennes et petites villes au Maroc. De même, une ligne de crédit verte sera aussi signée avec BMCE pour soutenir les investissements privés dans le traitement des déchets solides. On s’est aligné sur l’idée d’économie verte et action climatique. L’annonce officielle sera faite durant la COP22.

- En 2015, le Maroc a été le 2e bénéficiaire après l’Egypte dans le pourtour méditerranéen. Une idée sur les fonds engagés par la BEI jusqu’ici?
- Le Maroc est l’un des premiers bénéficiaires des investissements de la BEI en Afrique. L’encours global de notre activité est de 2,5 milliards d’euros au Maroc. C’est un chiffre  très important par rapport à l’économie marocaine. En fait, le classement des pays bénéficiaires des fonds de la BEI diffère d’une année à l’autre en fonction de l’importance des projets engagés par pays. L’Egypte a lancé l’année dernière un gros projet de centrale à gaz financée par la BEI, ce qui a bien évidemment eu un effet d’accroissement. Historiquement, le Maroc et la Tunisie ont toujours été les principaux bénéficiaires de nos financements. La banque n’a pas de limite quantitative par pays. La BEI ne travaille pas en fonction d’un seuil national d’investissements, mais  par projets concrets qui répondent à des critères d’éligibilité, viabilité, études techniques...

- A part les énergies renouvelables, quels sont les autres secteurs qui intéressent la BEI?
- Difficile à dire, car nous avons financé beaucoup de secteurs au Maroc. Nous avons contribué au financement de TangerMed, qui a un effet très visible sur l’économie au nord du pays. Nous avons également participé au financement de l’usine Renault. L’industrie automobile a encore de beaux jours devant elle. Nous avons aussi accompagné de plus petites industries européennes pour leur implantation au Maroc. Donc, nous ne nous limitons pas aux énergies renouvelables. Nous accompagnons aussi le développement de secteurs comme l’industrie, infrastructures/transports, agriculture... En fait, l’éventail des secteurs est très large. Nous pensons que dans une économie diversifiée comme le Maroc, nous pouvons trouver de bons projets dans tous les secteurs.
Propos recueillis par Aziza EL AFFAS

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