Evénement

Changement climatique: Toujours la faute à l’autre

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4893 Le 08/11/2016 | Partager
Trop de confusions dans la tête des jeunes Marocains
Une approche globale qu’ils n’ont pas
Les médias, leur seule source d’information sur le climat
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Le ministère de l’Education a présenté une étude réalisée auprès des jeunes étudiants de la région de Meknès-Tafilalet afin d’établir sa Stratégie nationale d’éducation et de sensibilisation à l’environnement et au développement durable (Ph. Bziouat)

Voilà plus de 30 ans que le pays parle d’éducation à l’environnement. Sauf que le pouls n’était pas pris auprès des populations. Le ministère de l’Education a saisi l’occasion de la Conférence climatique de Marrakech pour présenter les résultats de son étude auprès des jeunes, réalisée conjointement avec le centre météorologique suédois. C’est la région de Meknès-Tafilalet qui a été choisie, car elle réunit à elle seule tous les contrastes climatiques du Maroc. Du nord au sud, on passe de zones humides à arides, riches en eau ou touchées par la sécheresse. L’écosystème y étant également très varié avec une biodiversité importante qui représente 80% de la faune et de la flore marocaines. En une seule journée, traverser cette région équivaut à passer les 4 saisons. Unique. Il s’agissait donc pour le ministère marocain de l’Education de comprendre comment les jeunes étudiants percevaient ces questions du climat, qu’ils soient issus du rural ou de l’urbain. Un passage obligé pour établir au mieux la Stratégie nationale d’éducation et de sensibilisation à l’environnement et au développement durable. Premier constat: si le concept du changement climatique est relativement maîtrisé, les raisons de ses conséquences sont floues. Ces étudiants sont tous d’accord pour dire que ce qu’ils savent sur le sujet, ils l’ont appris par les médias, et aucunement au cours de leur cursus scolaire. Pour eux, les responsables sont majoritairement les Etats-Unis, mais nullement les Emirats arabes unis par exemple. Alors que la réalité prouve le contraire. Même constat s’agissant des solutions. Les jeunes interrogés ne désignent que quelques pays, et toujours les mêmes, USA, Inde ou Chine, seuls responsables pour trouver comment renverser la vapeur. Pour le représentant du ministère, Abdelaziz Ankouri, il est essentiel de penser global et d’agir local. «Les problèmes environnementaux ne concernent pas un pays, mais le monde entier», rappelle-t-il aux jeunes présents. En résumé, encore trop de confusions dans la perception que les jeunes Marocains ont des responsabilités et des solutions sur ces questions climatiques.

 

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