Evénement

Marrakech poursuit la dynamique de Paris

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4893 Le 08/11/2016 | Partager
Boucler les mécanismes d’actions et de financements, les objectifs
Et revoir à la hausse les engagements des Etats
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Les délégués du monde entier se penchent pendant 15 jours sur les questions climatiques. Il est surtout question de mette en action les mécanismes de financement et d’adaptation aux changements climatiques
(Ph. Mokhtari)

Les projecteurs sont braqués depuis hier 7 novembre sur Marrakech qui abrite la 22e conférence climatique. Le Sommet de tous les espoirs accueille 30.000 participants. Le coup d’envoi a été donné symboliquement par Ségolène Royal, présidente de la COP21, qui a passé le flambeau à son successeur pour la COP22, Salaheddine Mezouar, ministre marocain des affaires étrangères. Royal et la France ont rempli leurs missions (Cf. interview). Avec l’aide de plusieurs pays dont le Maroc, ils ont réussi à faire ratifier les engagements de Paris par 100 pays déjà. Marrakech devra être une occasion pour mobiliser les 93 pays restants. Et au Maroc de faire en sorte que des mesures concrètes soient adoptées lors de cette 22e COP. «Des mesures climatiques rapides et intelligentes qui réduiront les émissions à effet de serre et catalyseront en même temps des économies fondées sur les énergies propres et des sociétés résilientes au climat», espère Patricia Espinosa, secrétaire exécutive de la convention-cadre des Nations-unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Ils seront les fondements sur lesquels dépendent la santé, la prospérité et le bien-être futurs du monde. Le temps presse.

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Ségolène Royal, présidente de la COP21 a passé le flambeau à son successeur pour la COP22, Salaheddine Mezouar, ministre des affaires étrangères (Ph. Mokhtari)

Limiter le réchauffement mondial à un niveau inférieur à 2° évitera les points de basculement dangereux du système climatique. L’entrée en vigueur précoce de l’accord démontre l’engagement des pays pour cette justice climatique. «Il est de notre responsabilité collective de capitaliser sur cette dynamique et poursuivre le ‘Momentum’ qui s’est créé à Paris», estime Mezouar. «Nous devons être ambitieux pour finaliser, le temps de cette COP, les mécanismes d’actions et de financements». L’enjeu de la COP de Marrakech est aussi africain. Les dégâts du dérèglement climatique sont présents en Afrique plus qu’ailleurs, alors que le continent n’y est pour rien. Les accords climatiques conclus à Paris sont une chance pour l’Afrique qui a été la première zone à s’engager et ratifier le document. Il reste beaucoup de mesures à négocier comme les mécanismes de contribution des pays, la feuille de route sur le financement.
Il y a aussi la mobilisation autour d’initiatives portées par les africains comme le Triple A (Adaptation de l’Agriculture en Afrique). Le Maroc veut faire de ce sommet une «COP du Sud» davantage orientée sur les enjeux des pays en développement afin de les aider à renforcer leurs capacités. A la COP21, les pays se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars d’ici 2020 pour soutenir les pays du Sud. Parviendront-ils à ce challenge?

 

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