COP22

Délai record pour un aéroport vitrine

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4892 Le 07/11/2016 | Partager
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A J-15 de la COP22, le chantier des travaux d’extension de l’aéroport de Marrakech était bien avancé et il est probable que l’infrastructure -ou une partie- soit opérationnelle durant la conférence climatique (Ph. Mokhtari)

Une véritable course contre la montre! L'ONDA a réussi à livrer dans des délais record l'extension de l'infrastructure de l'aéroport de Marrakech. Un investissement de 1,3 milliard de DH.  

Pari gagné pour l’ONDA qui a pu achever les travaux de l’extension de l’aéroport de Marrakech avant le démarrage de la COP22. L’infrastructure est configurée pour accueillir des délégations participantes  mais surtout des chefs d’Etat qui participent à la conférence climatique.  L'extension a nécessité un investissement de 1,3 milliard de dirhams. Elle doit permettre de passer d’une capacité de 6 millions à 9 millions de passagers par an. Lancés en 2011, les travaux ont pris beaucoup de retard puisque leur achèvement était initialement prévu pour 2014, repoussés à mars 2015 et ensuite à fin 2016.  Réalisé sur une superficie globale de 67.000 m², le nouveau bâtiment est constitué de trois niveaux: un pour les arrivées et embarquements éloignés alors que le niveau 2 est dédié aux couloirs de débarquement au contact. Le 3e niveau est une extension de la salle d’embarquement existante.  C’est ainsi que le nouveau terminal permet l’agrandissement du parking avions pour une capacité additionnelle de 6 postes moyen-courriers au contact et de 5 postes long-courrier, au large. Passerelles télescopiques, système de traitement des bagages, équipement d'inspection filtrage, rayon X, balisage lumineux…, le nouveau terminal est doté d’équipements de pointe. «Les installations répondent aux normes et standards en matière de sûreté, de sécurité et de qualité de service», explique-t-on auprès de l’ONDA.  Il aura donc fallu 4 ans pour achever ce projet accéléré depuis l’annonce de l’organisation de la COP. L ’Office reste discret quant aux raisons qui ont entraîné ce retard et certains s’interrogent même sur la pertinence du projet.  En effet, malgré cette extension,  l’infrastructure aéroportuaire de Marrakech  ne sera pas en mesure d’absorber les flux croissants de voyageurs à l’horizon 2025. En principe, le volume annuel du trafic de passagers à l’aéroport de Marrakech-Ménara devrait atteindre 14,37 millions de passagers au moment même où l’extension urbanistique autour de cette infrastructure constitue un obstacle devant son développement. C’est pour cela que la stratégie nationale dédiée au secteur aérien (Ajwae) prévoit bien une nouvelle infrastructure aéroportuaire, à Sid Zouine (40 km de Marrakech). D’un coût de 4,3 milliards de DH, le futur aéroport de Marrakech devrait disposer d’une piste de 3.500 mètres de longueur et de 60 mètres de largeur, d’une aérogare d’une capacité annuelle de 10 millions de passagers et de plusieurs structures annexes. La réalisation de cette future infrastructure et les perspectives touristiques que pourrait ouvrir cette infrastructure pour Essaouira et Agadir auront des retombées très positives sur le développement du secteur touristique. Le plan Ajwae compte en faire un aéroport modèle avec une cité aéroportuaire qui pourrait devenir un centre d’activité pour la commune qui abritera le projet et pourrait aussi accueillir des hôtels. Le ministère de l’Equipement privilégie un partenariat public/privé (PPP) pour cette infrastructure structurante.

 

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