COP22

Les hôtels affichent complet à Marrakech!

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4892 Le 07/11/2016 | Partager
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Des sternes attaquant les visiteurs sur les îles Farne, où les oiseaux sont protégés depuis l’an 676 (Ph DR)

Pas moins de 40.000 participants sont hébergés à Marrakech. Hôtels, ryads, maisons d’hôtes, villas...tous les types d’établissements saisissent cette opportunité sans précédent. Une quarantaine d’hôtels sont labellisés «Clef verte»

Marrakech n’a plus connu ce genre d’engouement depuis 2010. Période qui correspond aux années fastes du tourisme dans la cité ocre. Aujourd’hui, le temps d’une COP, la première destination du tourisme renoue avec cette fougue. Une aubaine pour les opérateurs touristiques car la ville affiche complet en cette période de crise. Avec au moins ses 40.000 participants, la conférence génère des nuitées pour l’ensemble des établissements hôteliers situés à l’Hivernage, à l’Agdal (proches du site), mais aussi pour les hôtels qui

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Si l’on se base uniquement sur les 10.000 chambres réservées à la mi-octobre, chiffre largement dépassé aujourd’hui, ces arrivées représentent une hausse de 7% de hausse pour novembre, mois de basse saison au Maroc et quelque 80.000 de plus. Soit une augmentation de 19,5% des nuitées. Enfin, ces réservations additionnelles devraient surtout avoir leur incidence sur le taux moyen d’occupation qui était de 43% en novembre 2015 et qui pourrait être porté à 50% grâce à la COP

sont un peu plus loin et qui accueillent les Sides Events.  Le succès est total, confirme  Azzedine Skalli, PDG de S’Tours, chargé de la centrale de réservations et du transport terrestre des participants. «Il y aura des pics lors des trois premiers et trois derniers jours. Ce qui correspond à ce qui a été réalisé à Paris l’an dernier».  Si le tiers de ces réservations a été effectué à travers la centrale, le reste des chambres ont été réservées en direct par les délégations. En effet, certaines  délégations officielles ont approché directement les grandes enseignes pour loger l’ensemble de leurs  participants dans le même établissement. Les maisons d’hôtes et les hôtels intra-muros sont aussi de la partie.

Enfin, d’autres profils sont allés vers des hébergements moins conventionnels: les logements de type Airbnb. Compte tenu de sa dimension, la problématique de l’hébergement a été prise en compte dès la désignation du Maroc en tant que pays hôte en novembre 2016.
Le comité COP22 a fait un premier tour d’horizon et désigné, après appel d’offres, un groupement S’Tour et B Network pour la gestion de l’accueil, des réservations d’hôtels, de l’hébergement et du transport terrestre des participants. Au-delà de ce canal officiel, les participants de la COP22 peuvent bien entendu réserver avec un autre système de distribution. Et pour mieux coller à la thématique de cette conférence internationale, les établissements d’hébergement de Marrakech affichent également leur engagement en faveur de l’écologie. Une quarantaine d’unités sont désormais labellisées «Clef verte» et autorisées à accrocher le petit logo vert et bleu.
Une distinction de taille, présente dans 45 pays et soutenue par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et par l’Organisation mondiale du Tourisme (OMT).
La ville ocre a en effet vu son nombre d’établissements labellisés doubler entre 2015 et 2016. Des hôtels de haut standing, des clubs et villages de vacances, des maisons d’hôtes ont donc misé sur la protection de l’environnement à la veille de l’évènement mondial. «Pas moins de 80 millions de DH ont été investis dans ces technologies propres ainsi que le rafraichissement des chambres», tient à préciser Lahcen Zelmat, président de la Fédération de l’industrie hôtelière.   La chaîne Kenzi par exemple a misé plus de 15 millions dans cette rénovation environnementale en installant même des bornes pour les recharges des voitures électriques.

 

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Certains aiment à dire que l’écologie a plus de 4.700 ans, parce qu’elle remonterait à un édit royal pris dan la cité d’Our -Ur- en Mésopotamie le long de l’Euphrate, dans l’Irak actuel. Cet édit royal aurait interdit l’abattage d’arbres.
A rappeler dans les religions du livre, Our serait la ville de naissance d’Abraham. A rappeler aussi que c’est là que furent inventées, créées les premières villes, avec déjà une forme d’Etat autour du roi qui pouvait promulguer des édits.  Un de ceux-là serait donc pour proscrire l’abattage de certains arbres.
D’autres, surtout des Britanniques, considèrent que l’écologie est née chez eux en 676 quand un moine, devenu saint Cuthbert,  ordonne de protéger les oiseaux d’une poignée d’iles sur la côte est de l’Angleterre.
Dans les années G1370- H771, Ibn Khaldoun est probablement le premier savant à proposer un lien scientifique entre le milieu, la culture, la géographie et le sort des humains. Là où il passe, il note l’influence entre la valorisation des ressources (il n’emploie jamais ce concept) et le type de tribu ou de ville qui se développe. Le lecteur moderne a la surprise de trouver ces annotations dans Al-Muqaddima, les prolégomènes.  Pour être juste, il faut néanmoins noter que les actes politiques comptent plus à ses yeux que l’exploitation du milieu.

 

 

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