COP22

Ces institutions qui concrétisent la Vision du Maroc

Par Soufiane NAKRIFatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4892 Le 07/11/2016 | Partager

■ Mobilisation de la Fondation Mohammed VI  

Dans le cadre de son programme «Qualit’air», la Fondation Mohammed VI vise, en concertation avec la CGEM, à mobiliser et accompagner les opérateurs économiques volontaires dans la maîtrise et la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. 
La Fondation met à la disposition des organisateurs de la COP22 son outil Bilan gaz à effet de serre afin qu'ils puissent le calculer. Elle apporte également conseil et formation pour cette opération.
Les émissions de gaz à effet de serre qui auront été mises en évidence à l'issue de ce bilan seront compensées dans un programme de Compensation volontaire carbone que la Fondation développe depuis 2007. Cette compensation s'opère via deux programmes. Le premier concerne la plantation de palmiers dans la palmeraie de Marrakech dont la Fondation coordonne le programme de sauvegarde et de développement. Le deuxième est un programme d'électrification des écoles rurales avec des kits photovoltaïques.
A l'échelle internationale, la Fondation a enrichi son ouverture par deux nouvelles  conventions  avec l’Unesco et la FAO. Objectif: renforcer les capacités des intervenants nationaux en matière d’éducation et de sensibilisation au développement durable. 
La Fondation est, depuis 2009, membre observateur de la CNUCC qui organise les COP. Elle est l’une des rares organisations marocaines présentes dans la Zone bleue. 

■ SIE: Un financier écolo  

La Société d'investissements énergétiques (SIE) a pour principale mission l’élaboration de solutions de financement afin de promouvoir le développement du secteur énergétique. A cet effet, plusieurs  projets de production d'énergie sont aujourd'hui finalisés à différents niveaux. Parmi eux, les projets de centrales solaires de petite et moyenne capacité comme à Taroudant  (4 MW), à Marrakech  (1 MW et 43 MW) ou encore à Dakhla (14 MW). S’y ajoutent des projets de valorisation énergétique des déchets  qui font partie du portefeuille de la société comme à Marrakech ou à Tanger. Enfin, plusieurs projets de production d'énergie hydraulique sont développés ou en cours de réalisation. A titre d'exemple, le projet du barrage de Sidi  Driss pour une capacité de 3 MW développée avec la société Energie Terre. 

■ L’Iresen s’appuie sur l’innovation et la recherche 

La contribution de l’Iresen  s’effectue à travers des appels à projet pour la mise en place et le développement de pôles d’excellence et d’unités de recherche hautement spécialisées dans le domaine des énergies renouvelables. Celles-ci s’orientent vers les besoins nationaux et africains afin de développer du savoir-faire à travers des projets innovants. Chaque projet financé par l’Iresen a pour finalité l’obtention de procédés, de services ou de produits marocains à fort potentiel de valorisation commerciale. Aujourd’hui, 5 ans après sa création, le soutien financier des projets de recherche appliquée aura permis le développement de plusieurs innovations, telles que l’unité mobile-modulaire de traitement des eaux saumâtres, la batterie Li-Ion avec les déchets de l’industrie du cobalt, les systèmes de climatisation solaire thermique ou encore le premier onduleur marocain...

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Masen: Revirement stratégique
Auparavant dédiée à la valorisation de la ressource solaire, dont le complexe Noor Ouarzazate est le fer de lance, Masen devient l’entreprise nationale de référence sur toutes les énergies renouvelables, en commençant par l’éolien et l’hydroélectrique. C’est dans ce contexte précis que Masen (Moroccan Agency for Solar Energy) a été rebaptisée Masen- Moroccan Agency for Sustainable Energy - conservant ainsi son acronyme. 
La configuration nouvelle de l’écosystème institutionnel des énergies renouvelables marocain promet de renforcer le secteur à travers une clarification des périmètres d’action de chacun, un regroupement des compétences et une capitalisation des diverses expertises de la chaîne de valeur qui, pour Masen, vont de l’évaluation des ressources au financement de projets, ou aux activités de R&D et de conseil. Masen, en tant que structure de développement unique, offrira ainsi une visibilité meilleure, une coordination efficace des projets et une force de négociation concentrée notamment sur l’international. Pour exprimer ses nouvelles ambitions, Masen adopte une nouvelle identité. Le nouveau positionnement de Masen met en œuvre la décision de renforcer la cohérence des politiques publiques liées aux énergies renouvelables. Forte de son expertise en la matière, Masen détient les moyens nécessaires pour atteindre les ambitions nationales marocaines, à savoir porter la part des renouvelables dans le mix énergétique à 42% en 2020 et à 52% en 2030.
Les chantiers de la super structure:
Sur le solaire, les centrales Noor II et Noor III sont en cours de développement à Ouarzazate. Leur livraison est prévue pour fin 2017/début 2018. Masen est en phase d’adjudication pour les trois projets photovoltaïques d’une capacité globale de 170 MW qui seront développés à Ouarzazate, Laâyoune et Boujdour. En date du 18 juillet 2016, le processus de pré-qualification, relatif au développement de la première phase du complexe solaire Noor Midelt, a été lancé. 
Cette première phase comprendra deux centrales de technologie hybride combinant CSP et PV. La puissance CSP installée devra être comprise  entre 150 et 190 MW pour chaque centrale.
 

■ Efficacité énergétique: L’Aderee devient l’Amee
Le doublon institutionnel Masen-Aderee n’aura pas lieu. Depuis le 22 septembre 2016, l’Aderee devient Amee. Les nouvelles prérogatives de l’agence seront axées sur l’efficacité énergétique. Ce changement induit une modification de l’appellation de la structure qui devient  désormais «l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique» (AMEE). 
La nouvelle structure renforcera ainsi ses prérogatives sur ce segment, non moins stratégique pour la maîtrise de la facture énergétique du Royaume sur les décennies à venir. Les missions de l’Amee porteront principalement sur l’élaboration d’un «plan national et des plans sectoriels et régionaux pour le développement de l’efficacité énergétique». 
Il s’agira aussi  d’élaborer et de réaliser des projets dans ce secteur, le suivi d’actions de développement, leur coordination ainsi que leur supervision. En plus de la mobilisation des finances nécessaires et le suivi des actions d’audit énergétique réalisées.

 

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