COP22

Ces stars du vert

Par L'Economiste | Edition N°:4892 Le 07/11/2016 | Partager

De nombreuses célébrités utilisent leurs voix et profitent de leur notoriété pour défendre des causes diverses. Quand certains militent pour les animaux, d’autres soutiennent la cause palestinienne ou se mobilisent via des actions humanitaires. L’environnement est également l’une des causes sur laquelle surfent bon nombre de ces stars, notamment Arnold Schwarzenegger, Leonardo Di Caprio, Akon, Pharell, Mélanie Laurent sans oublier Yann Arthus Bertrand ou encore Bill Gates pour n’en citer que quelques-uns.  

■ Leonardo Di Caprio, fervent éco-combattant

leonardo_di_caprio_092.jpg

L’un des visages les plus connus et reconnus des défenseurs de la cause environnementale est bien évidemment Leonardo Di Caprio. Récemment Oscarisé, l’acteur est engagé depuis plus de 20 ans dans le combat du changement climatique sur lequel il s’est penché dès les années 90. Depuis sa création en 1998, Leonardo Di Caprio Foundation s’engage pour la protection des écosystèmes naturels, la préservation de la biodiversité et du climat et sensibilise le grand public aux dangers du changement climatique. La fondation a financé plusieurs projets environnementaux  à hauteur de plusieurs dizaines de millions de dollars. En plus de ses interventions très remarquées aux Nations unies, l’acteur a écrit et produit en 2007 le documentaire: «La 11e heure, le dernier virage», évoquant le dernier moment où l’on peut encore agir.  Dans ce film narré par Di Caprio himself, il s’agit de porter un regard sur l’état de l’environnement et des solutions pour tenter de restaurer l’écosystème planétaire, à travers des rencontres avec une cinquantaine de scientifiques, intellectuels et autres leaders politiques. Le plus écolo de la planète Hollywood a récemment sorti un nouveau documentaire: «Avant le déluge» qui devrait être présenté lors de la COP22  en sa présence.

■ Schwarzenegger, engagé pour le développement durable

schwarzenegger_091.jpg

Après avoir incarné Terminator et après avoir été gouverneur de Californie, Schwarzie s’est converti en «capitaine planète». En effet, en 2010, le célèbre acteur bodybuildé a fondé l’ONG R20 (R20 Regions of climate action) avec le soutien des Nations unies. L’objectif de cette organisation étant d’informer des meilleures pratiques et politiques en termes d’énergies renouvelables et assister les gouvernements sub-nationaux pour la mise en œuvre de projets écologiques. Le R20 est ainsi un lien entre les gouvernements, les détenteurs de technologie et les investisseurs. Présidée par Michèle Sabban, son siège est basé à Genève. L’organisation possède également des bureaux aux Etats-Unis, au Brésil, en Chine et en Algérie.

■ Mélanie Laurent, César du meilleur documentaire

melanie_laurant_092.jpg

Construire une meilleure histoire pour l’avenir, tel était le pari de Mélanie Laurent, actrice, réalisatrice et chanteuse française, et Cyril Dion, écrivain et réalisateur engagé pour la cause environnementale à travers «Demain», documentaire qu’ils ont coréalisé. C’est suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, que les deux réalisateurs partent avec une équipe de quatre personnes enquêter dans 10 pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l’éviter. Sorti en 2015, ce film présenté sous la forme d’un road-movie apporte des solutions concrètes aux problèmes d’aujourd’hui en allant à la rencontre de pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. Cyril, Mélanie, Alexandre, Laurent, Raphäel et Antoine, tous trentenaires, partent explorer le monde en quête de solutions capables de sauver leurs enfants et, à travers eux, la nouvelle génération. Avec plus de 1 million de spectateurs, «Demain» a créé la surprise. Il obtient même le César 2016 du meilleur documentaire et est distribué dans 27 pays.

■ Akon, l’ambitieux de l’énergie solaire en Afrique

akon_092.jpg

«Akon lighting Africa» est une initiative lancée par l’interprète de «Locked up» en 2014 avec Samba Bathily, entrepreneur malien et Thione Niang, leader actif en faveur de la jeunesse. Ils ont également fondé Solektra, une entreprise qui investit dans la croissance et l’emploi du continent. Leur ambition, trouver des solutions pour la crise énergétique en Afrique en apportant l’électricité à des millions de foyers. Le projet mise sur l’économie verte pour électrifier les villages africains à travers une solution solaire innovante, propre, durable et accessible. Après seulement une année, 14 pays (dont 480 localités) avaient déjà bénéficié du projet, notamment le Mali, le Bénin, le Sénégal, le Burkina Faso, le Gabon, la Guinée équatoriale… Au total, 100.000 lampadaires, 1.200 mini-réseaux solaires et 102.000 kits solaires domestiques ont été installés. La deuxième phase entamée cette année devrait couvrir une dizaine d’autres pays comme la Côte d’Ivoire, le Mozambique, le Togo, la Tanzanie… «Akon lighting Africa» a bénéficié de 1 milliard de dollars de ligne de crédits accordés par les banques pour son lancement. Cette initiative est reconnue et soutenue par «Sustainable energy for all», programme des Nations unies en faveur du développement durable.

■ Pharell transforme le plastique des océans en vêtements

raw_pharell_092.jpg

L’interprète de «Happy» est une autre célébrité connue pour son militantisme écolo. Et comme à son habitude, Pharell fait dans l’originalité et lance la première ligne de jeans en plastiques recyclés en s’associant à la marque G Star Raw. Baptisé «Raw for the oceans», les vêtements sont fabriqués à base de déchets plastiques recyclés issus des océans. Et c’est avec Bionic Yarn, une entreprise américaine eco-friendly de recyclage, qu’il collabore en étant leur directeur artistique. L’artiste partage avec Bionic Yarn les mêmes valeurs de préservation des océans et la protection de l’environnement. On les retrouve également dans un documentaire intitulé: «The plastic age», à travers lequel ils expliquent comment l’industrie de la mode peut contribuer à régler le problème des déchets plastiques présents dans les océans. Son militantisme ne s’arrête pas là, car l’icône avait notamment pris la parole au siège des Nations unies pour sensibiliser le public sur les dangers du changement climatique. Il s’est également associé à Al Gore, ancien vice-président des Etats-Unis, pour faire revivre le festival eco-friendly «Live Earth» dont il fût aussi le directeur artistique.

 

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc