Dérèglement climatique: Les solutions de Suez

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4892 Le 07/11/2016 | Partager

A Casablanca, Meknès, Tanger… les filiales du groupe Suez opèrent dans une panoplie de métiers liés à l’environnement. Lydec, délégataire de la distribution d’eau, d’électricité et d’assainissement à Casablanca, a publié en juin dernier son 1er bilan carbone. A Tanger, Renault a confié à Suez la gestion globale des déchets industriels sur son site. Résultat: cette usine est la 1re au monde à afficher zéro rejet de CO2.

Présent au Maroc depuis les années 50, le groupe Suez intervient aujourd’hui, via ses filiales, dans une panoplie de métiers liés à l’environnement. Du conseil en aménagement urbain à la collecte des déchets municipaux, en passant par la gestion de l’eau, l’assainissement, l’ingénierie… Ses 7.500 collaborateurs opèrent dans les principales villes.
Lydec, filiale en charge de la gestion de la distribution de l’eau, l’électricité et l’assainissement à Casablanca, a  été la 1re filiale à publier son bilan carbone en juin dernier. Il s’avère que les activités de distribution d’électricité et l’éclairage public totalisent près de 85% des émissions de gaz à effet de serre de l’entreprise. L’efficacité énergétique est l’enjeu majeur. Grâce à différentes mesures, le rendement du réseau électricité a été amélioré en continu pour atteindre 93,43% en 2015. En matière d’éclairage public, la mise en place d’une stratégie d’efficacité énergétique s’est traduite par une amélioration de 12% du ratio énergétique par point lumineux entre 2009 et 2015. Ce qui équivaut à une économie d’énergie de près de 21 millions de kWh.
Autre initiative, cette fois-ci à Tanger. Renault a confié à Suez la gestion globale des déchets industriels sur son site. Grâce à l’utilisation de la biomasse en tant que combustible, cette usine est, dans le secteur automobile, la première au monde à afficher zéro rejet de CO2 (elle ne rejette pas non plus de liquides industriels). La chaudière du site, qui fournit notamment l’eau destinée à chauffer les étuves de peinture, est alimentée avec le bois de palettes utilisées pour emballer certains éléments de voitures. Il s’agit là d’une parfaite illustration des principes de l’économie circulaire. Cette utilisation du déchet bois pour les besoins thermiques de l’usine présente l’avantage de réduire sa dépendance aux énergies fossiles. Le centre d’élimination et de valorisation de Meknès est l’une des réalisations à mettre à l’actif du groupe. En 2014, la ville a chargé Suez de réhabiliter son site de stockage des déchets ménagers, et de créer puis d’exploiter pendant 20 ans un centre d’élimination et de valorisation. D’une superficie de 52 ha, le nouveau site offre une capacité de 200.000 à 330.000 tonnes de déchets ménagers par an. Inauguré en septembre dernier, ce site favorise la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En effet, le captage du biométhane réduit les émissions du centre de stockage de 100.000 tonnes équivalent CO2 par an. De plus, le biométhane pourra être valorisé de différentes façons. D’autres solutions de valorisation sont à l’étude, à l’instar de la production d’électricité ou de chaleur pour alimenter des fours de briqueteries voisines. Les matériaux triés seront en partie recyclés et se substitueront à la production de matière vierge.  Le compost servira d’amendement pour les sols agricoles en substitution  à des engrais minéraux.

Les 3 engagements «métiers» de Lydec

  • Réduire de 20% les émissions de GES sur l’ensemble de notre périmètre d’activité d’ici 2020 (hors pertes électriques). Selon son bilan carbone, Lydec a émis 340.000 tonnes équivalent CO2     en 2015.
  •  Atteindre une part de 10% d’énergie consommée à usage interne issue de sources renouvelables d’ici 2020.
  • Economiser l’équivalent de la consommation en eau d’une ville de 1,2 million d’habitants d’ici 2020 (par rapport à 1997).
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