COP22

Ciment: Un modèle pour la conscience écologique

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4892 Le 07/11/2016 | Partager

La filière du ciment négocie un véritable virage écologique. Energies renouvelables, valorisation des déchets, réduction et rationalisation de l’utilisation des eaux... Pour y arriver, des investissements conséquents ont été réalisés. Pas moins de 3,5 milliards de DH ont été injectés depuis 3003
 

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Au niveau de la sauvegarde des ressources naturelles, les cimentiers ont réduit la consommation d’eau de 120 litres à 63 l par tonne de ciment, soit une réduction de 48% et ce, grâce au renouvellement des circuits, les stations de traitement…

Dans le palmarès des industries qui ont bien amorcé le virage écologique, le secteur du ciment est parmi les bons élèves. Cette industrie qui a  su s’adapter à l’instabilité du prix du baril a adopté des démarches plus économiques et écologiques en investissant dans l’éolien par exemple.  Sa démarche environnementale a démarré il y a 20 ans avec la convention moratoire signée en 1997 avec le ministère de l’Environnement pour la mise à niveau écologique des unités de production. 

Au fil des ans, cette stratégie a été peaufinée et comprend aujourd’hui  des actions pour la réduction des émissions directes et indirectes de CO2 par tonne de ciment produite, des programmes de performance industrielle, de recherche & développement, l’utilisation d’énergies renouvelables ou encore la valorisation des déchets ménagers. Il y a aussi les efforts en matière d’utilisation accrue de combustibles de substitution et ce, en vue d’une meilleure efficacité industrielle.  Des efforts payants puisque le secteur a pu réduire de 66% les dommages causés à l’environnement et ce, au moment où la capacité de production a augmenté de 120%. A titre d’exemple, la création de parcs éoliens a permis d’éviter 375.000 tonnes de CO2. 

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Même au plus fort de son pic, les industriels du ciment rejettent moins de CO2 que leaurs confrères  (670 kg de CO2 par tonne)​

Les émissions de CO2/tonne de ciment sont aujourd’hui de 592 kg alors qu’elles étaient de 680 kg dans les années 2000. Les cimentiers marocains enregistrent ainsi de meilleures performances que celles de leurs confrères européens qui sont à 670 kg de CO2 par tonne. Aujourd’hui, 30% des besoins des cimentiers sont assurés par les énergies renouvelables et l’objectif est d’atteindre 50% en 2018. 

Les cimentiers ont aussi investi  pour l’amélioration de la gestion des déchets ménagers. Depuis 2003, l’industrie a co-incinéré 600.000 tonnes de pneus déchiquetés importés et près de 16.000 tonnes d’huiles usagées. 
L’élimination des déchets en cimenterie, dite aussi co-incinération par opposition à l’incinération traditionnelle, a l’avantage de réduire au niveau global les émissions atmosphériques selon le principe du remplacement.  C’est à coup de milliards de DH que ces efforts d’atténuation ont été entrepris. Les investissements réalisés en 13 ans dépassent les 3,5 milliards de DH. Si ces investissements ont pu réduire les GES et les polluants atmosphériques, ils se sont aussi traduits par une forte contribution au développement socio économique et la prospérité des régions d’implantation des cimenteries. 
 

 

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