COP22

Comment faire tomber d’accord… 197 pays!

Par Safall FALL | Edition N°:4892 Le 07/11/2016 | Partager
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Cette année, la COP accueillie par le Maroc aura une composante Sud extrêmement importante. Les pays en développement sont les premières victimes des effets néfastes des changements climatiques.

Depuis Berlin, le système des négociations s’organise en groupes de pays à intérêts communs. Cette année, le pool des « Non-Annexe I», qui regroupe majoritairement les pays en développement, sera au cœur des débats de mise en œuvre de l’Accord de Paris.

Les négociations formelles sur le climat seront évidemment le point focal de cette 22e Conférence des parties (COP) signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). C’est là où toutes les feuilles de route climat se décident depuis Berlin 1995. Les résolutions, qui en ressortent adoptées, le sont par consensus. Avec 197 parties (196 pays et l’Union européenne) pour 20.000 délégués et négociateurs attendus à Marrakech… la tâche pour mettre tout ce monde sur la même longueur d’onde peut paraître ardue. Cette COP sera celle du Sud et les pays en voie de développement ont beaucoup à dire sur les modalités de mise en œuvre de l’Accord de Paris. Dans ce contexte précis, rien ne vaut un briefing sur le volet technique des négociations de la COP. D’abord, aucun des pays ne négocie en son nom propre. Il défend plutôt sa position dans le cadre d’un groupe d’autres Etats avec lesquels il partage la même situation géographique, donc les mêmes contraintes climat et, parfois, des niveaux similaires de développement économique. Cela n’empêche pas néanmoins l’application du principe onusien conventionnel de «1 Etat = 1 voix», lors des votes des décisions.  
Les pays sont donc répartis en trois principaux groupes distincts. L’«Annexe I» rassemble les économies industrialisées, censées être les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Ce groupe est notamment constitué des 25 pays membres de l’Union européenne et les 24 pays membres de l’OCDE. C’est le cas des Etats-Unis, qui pèsent pour 20% des émissions globales, et le Japon pour 4% des rejets. Leurs contributions nationales sont généralement très déterminantes dans la décision finale et le niveau des engagements. 
«L’Annexe II» rassemble les pays développés qui ont accepté de soutenir ceux en développement dans leurs efforts d’adaptation, via, notamment, le transfert des technologies et la mobilisation des financements verts. Vient, enfin, le pool des «Non-Annexe I» qui regroupe surtout les pays en voie de développement. Ils sont majoritaires autour de la table des négociations et sont, aussi, les premières victimes des changements climatiques.  Justement, le Maroc relève de cette catégorie, avec la majorité des autres Etats du continent. A côté de ces trois catégories, s’activent plusieurs autres groupes et sous-groupes de négociations qui défendent des intérêts communs. C’est le cas, par exemple, de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA). S’y ajoute aussi le club des BASIC (Brésil, l’Afrique du Sud, l’Inde et la Chine) et celui de l’OSIS, une alliance d'Etats insulaires dont certains voient d'ailleurs leur existence de plus en plus menacée par la montée des océans et les érosions côtières.

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